Bénévoles à Cozumel

Lorsque nous avons lu la description de l’annonce sur Internet (site d’échange de bénévolat / logement www.helpx.net), nous avons tout de suite eu envie de postuler pour être bénévoles pour la fondation « La tortuga azul ». La proposition était simple, il fallait aider Yolanda à travailler pour la fondation en échange du logement. Quand nous avons vu que le gros du travail était du jardinage et la construction de nombreux meuble en matériaux recyclés, on s’est dit qu’on ne serait pas trop dépaysés. Il nous faut le job! Alors on s’est appliqués et avons écrit un bon gros pavé pour lui expliquer que nous souhaitions vraiment aller travailler pour elle, que son projet correspondait en tout points à nos goûts et compétences… qui a dit que nous ne ferions pas de lettres de motivation cette année?

Bref, ça a marché et nous allons la prochaine semaine à travailler sur l’île de Cozumel qui se trouve au large de Playa del Carmen.

 Yolanda, et ses trois chiens, dont un est en fait un chien réincarné en tortue nous ont accueilli à bras ouvert. En fait, « Dona Tortu » est bien une tortue, mais une tortue domestique: elle a décidé qu’elle vivrait dans la maison. Elle adore la compagnie et est toujours dans nos pattes quand nous travaillons dans la maison. Elle essaye continuellement de monter sur le canapé, ce qui est assez drôle à regarder. Elle reste à côté des chiens comme si elle faisait partie des leurs. Et en fait, Dona Tortu fait partie des leurs, même si elle n’aboie pas (encore…).

Ah il y a aussi plein de beaux oiseaux, dont des colibris et une famille de chauves souris qui habitent sous les feuilles des cocotiers du jardin.

Yolanda est espagnole, originair Madrid et a quitté l’Espagne depuis plus de 15 ans pour travailler dans différents sites de plongée sous-marine. Voilà la première bonne nouvelle : Yolanda est monitrice de plongée !!!

La maison est grande et elle y est installée depuis à peine deux mois. C’est son domicile personnel et en même temps le siège de la fondation La tortuga azul. Les missions de cette fondation sont nombreuses: sensibiliser les habitants de l’île à la protection de leur environnement, (et il y a du travail), organiser des activités pour les enfants et les jeunes les plus pauvres de l’île ou ceux ayant divers handicaps.

Elle organise régulièrement des animations les week-end notamment, pour ouvrir la maison et le jardin afin d’y organiser un marché de produits bio, un marché artisanal, des ateliers pour les enfants.

De nombreuses choses restent à faire dans cette maison, notamment des meubles, bien évidemment des meubles en palettes.

Pendant la soirée, un camion est passé dans notre rue à deux à l’heure… Il y avait de la fumée partout dans la rue et un peu dans la maison aussi. Nous pensions que c’était genre le vieux pot d’échappement rouillé complètement troué mais Yolanda nous a expliqué qu’ en fait il s’agissait de fumigènes dont le but était de tuer les moustiques.

Après la première journée de travail, notre expérience comme bénévole commence à se préciser et on se rend compte que ça va être un peu à la Mc Giver parce qu’on n’a ni scie, ni ponceuse, ni équerre, ni niveaux, ni pied de biche pour faire les meubles en palettes. Les moyens financiers de la fondation sont très limités, alors il va falloir être astucieux pour faire avancer le projet.

Nous n’avons pas résisté a aller faire un petit plouf. Et nous sommes sortis de l’eau enchantés :  l’eau est complètement transparente et à 40 m du bord il y a déjà des jolis petits poissons.

Notre baptême de plongée prévu dans quelques jours risque d’être mémorable.

 

Izamal

Si Édith Piaf avait visité cette ville, sûr qu’elle aurait modifié le titre de sa chanson « la vie en jaune » !

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Izamal est une ville un peu magique, vraiment charmante avec tous les murs peints en jaune avec un peu de blanc. Au coucher de soleil, le jaune se transforme en doré, ce qui est franchement magnifique! Le « Convento de San Antonio de Padua » , ce grand bâtiment qui surplombe la ville a été construit sur un ancien temple maya.

Sans le faire exprès, nous sommes arrivés en pleine « bixintxo » locale et avons eu la chance de pouvoir voir plein d’animations : danses traditionnelles, processions etc. Et il y avait aussi la partie ‘fête foraine » dans plusieurs rues du centre ville. Nous nous sommes amusés à regarder les différents manèges, un peu différents des nôtres. C’était à peu près les mêmes, peut être un peu plus rouillés et plus petits. Il y avait aussi un jeu assez surprenant, où, l’on pouvait gagner un petit lapin qui était dans une cage. À un mètre de cette cage, devant, posé sur une chaise haute, une assiette creuse, pleine d’eau. Dans cette assiette, une sous-tasse flottante. Le jeu était simple : il fallait se placer derrière la cage et jeter une pièce et la faire atterrir sur la sous tasse… Nous avons regardé de nombreuses personnes tenter de gagner ce petit lapin sans succès. On aurait bien voulu essayer, mais on a les sac à dos déjà bien remplis et ça aurait été un peu compliqué de le transporter.

Ah! et la « barbe à papa », là-bas s’appelle un « algodon » ce qui veut dire « coton ». Heureusement que nous ne sommes pas allés commander une « barba de pendre ». La scène aurait pu être assez drôle à filmer.

Il y a quelques calèches joliment décorées qui permettent de faire le tour de la ville (que nous avons fait à pied)

Nous avons goûté à deux spécialités du Yucatan au marché municipal. Le pollo relleno d’abord, très surprenant puisqu’il a un fort goût de cramé / fumé / voire même tu te demandes si en cuisant la viande ils l’ont pas fait tomber dans les cendres et l’on replacée l’air de rien. C’est du poulet préparé dans une sauce à base de piment cramés. Il y a un morceau de pain imbibé de sauce à l’intérieur, ainsi qu’un demi oeuf dur. Une fois la surprise de la première bouchée passée, on s’est vraiment régalés!

Nous avons ensuite goûté au « Frijoles con carne », soupe tiède de haricots rouge, dans laquelle c’est à nous de mettre les petits bouts de radis, oignons, persil, coriandre et citron vert que la cuisinière nous a apporté sur une assiette.

On décrit les plats, mais la cuisinière méritait aussi une description : c’était un peu la version mexicaine de la Maïté de la télé, plus joufflue, plus petite, bien tassée, tellement bien tassée que les boutons de sa chemise toute tachée de sauce arrivaient à peine à joindre les deux bouts et laisser entrevoir son ventre…Y’a des signes comme ça, tu sais que tu vas bien manger…

Le plat est servi avec des morceaux de porcs et de la purée de tomates. C’est vraiment délicieux. C’est une tradition de manger ce plat un lundi. Personne ne sait pourquoi. « Es asi, se come el lunes » nous a expliqué la mexicaine qui avait préparé le repas.

Elle nous a posé plein de questions sur nos habitudes alimentaires chez nous, et elle était surprise de savoir qu’on ne mangeait pas de tacos dans les rues.

– Mais que mangez-vous alors? Il n’y a pas de viande dans les rues? Que des choses sucrées?

Nous avons parlé un bon moment avec elle, et avons noté la liste de choses qu’il nous reste encore à goûter avant de quitter le Mexique ! Et il y en a!!!!

Santa Elena et Uxmal

Nous avons pris un de bus de Mérida pour aller à Santa Elena. Le but de cette escale était surtout de pouvoir aller aux ruines d’Uxaml tôt le matin.

La ville de Santa Elena est très peu touristique et plutôt rurale, avec cochons et dindes à l’arrière de la casa. Les gens ont l’habitude de garder leur porte d’entrée ouverte tout le temps. On peut donc facilement, sans avoir l’air de passer pour des marikutzu, regarder l’intérieur de leurs maisons, ce qui est plutôt chouette, Tout le monde nous disait bonjour, les tout petits comme les aitatxi posés sur leurs chaises la chemise entrouverte à l’ombre de leurs entrées.

Une église se trouve en haut de la colline et surplombe le village. Elle est connue dans la coin parce que 5 momies de petites filles y avaient été retrouvées, parfaitement conservées.

Nous avons pris le temps de marcher dans les ruelles de cette ville,  Nous sommes passées devant deux fêtes qui semblaient être l’anniversaire de petites filles. La décoration était très soignée, avec des ballons gonflés à l’hélium dans une salle. L’autre fête était inratable. Il y avait de la musique si fort qu’on l’entendait depuis l’église. C’est là qu’on s’est imaginé la déception du gamin qui n’est pas invité à cette fête, et qui est obligé d’entendre la musique dans toute la ville.

Le lendemain, après avoir longuement patienté le bus au soleil (même à 8h du mat, le soleil tape déjà bien fort) nous sommes arrivés au ruines d’Uxmal qui font partie des ruines de la Ruta Puuc.

D’emblée on voit que c’est un site bien moins touristique que Chichen Itza.

Le site est surtout dédié au dieu de la pluie : Chac que l’on voit à « chac » monument ou presque à « chac » coin d’édifices « Chac » fois qu’il pleut et « Chac » fois qu’il ne pleut pas aussi.

En entrant sur le site, on tombe nez à nez avec la plus grande pyramide, Piramide del Adivino. Elle a la particularité d’avoir les bord arrondis et surtout, d’avoir été, selon la légende, construite en une nuit par un nain aux pouvoirs magiques. Sachant que la pyramide mesure 35 mètre de haut, et qu’un nain de taille moyenne mesure 1 m, la tour ferait 35 nains de haut. Et là tout de suite c’est plus impressionnant.

Ce qui est agréable à Uxmal, c’est qu’on peut plus facilement ressentir quelle avait pu être la vie des Mayas/croyants en des nains aux pouvoirs surnaturels autrefois. On peut parcourir les monuments, qui sont, pour la plupart bien conservés et même grimper sur la majorité d’entre eux.

Un des plus beaux endroits du site est le « Cuadriangulo de las Monjas ». En fait ce nom a été donné par les conquistadors et on ne sait pas vraiment à quoi servait ce bel édifice. Il fait quand même 65 nains sur 45.

L’architecture y est très harmonieuse, habillée de motifs floraux et géométriques. Il y a aussi de gros serpents (en pierre) un peu partout sur les murs.

Ce qui était le plus fou, c’était de pouvoir monter en haut d’une pyramide, « Gran piramide ». Elle fait 32 mètres de haut. Les marches sont hautes et la pente est vraiment raide. Une fois arrivé en haut, on est récompensés par le panorama des cette vue incroyable, au dessus des arbres. Nous y sommes restés un bon moment, pour manger un bout et boire un peu d’eau avant d’attaquer la descente et la fin de la visite.

Sur tout le site, et d’ailleurs un peu partout dans la péninsule, on peut voir des iguanes qui se promènent et qui dorent au soleil. Ce jour là, nous en avons vu un qui dévorait de jolies petites fleurs jaunes. C’était marrant à regarder.