Hasta la próxima Mexico !

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Après ce « petit tour au Quintana Roo, Chiapas au Mexique et au Guatemala, nous avons eu envie de retourner dans « notre » maison du Mexique, à Cozumel.
Nous avons d’abord fait une halte de deux jours à Tulum, pour profiter de ses belles plages. Nous avons loué une petite cabane sur le sable et avons profité au maximum de ces deux journées ensoleillées.
Nous voilà de retour à Cozumel, l’île où nous avons fait quinze jours de bénévolat il y a maintenant trois semaines. Nous sommes très heureux de retrouver ce lieu familier, toutes ces personnes qui sont devenu(e)s des amis.
Nous avons plusieurs projets pour les 10 jours à venir : construire plus de meubles en palettes, valider notre « Open Water » pour pouvoir faire de la plongée où on veut par la suite, continuer la découverte de l’île de Cozumel et passer tout plein de temps avec nos amis.

La vie sur l’île a rapidement repris son cours, un peu là où nous l’avions laissé : retour à la peinture et aux meubles en palettes, sorties à la plage en fin de journée…
Nous sommes allés faire notre troisième sortie en plongée avec Emma et Laura.
La dernière plongée du cours d’Open Water restera une des plus mémorables (même si on a l’impression qu’elles sont toutes extraordinaires). Nous avons vu une très grosse tortue et Adélaïde     a vu des requins (et oui, les hommes consomment plus d’air que les femmes, et remontent plus vite à la surface).

Avant de partir, Adélaïde a eu l’opportunité de proposer un atelier de décoration de cupcake et un atelier de « mousse au chocolat et tarte au citron meringuée ». Une très belle expérience de tester des recettes dans un autre pays, et de les enseigner à des pâtissières en herbe plus curieuses les unes que les autres.

Comme nous avions fait un bilan du Guatemala, voilà celui de notre passage au Mexique.

Les +
– La nourriture. Délicieuse, variée, colorée, épicée et inoubliable!
– Les gens, et leur sens de l’hospitalité, leur joie de vivre.
– La variété des régions, la beauté des paysages. Nous n’avons visité qu’une infime partie du Mexique et pourtant avons vu tant de choses différentes.
– La variété des cultures et coutumes d’un endroit à l’autre.
– Les vestiges archéologiques et les cenote.
– La culture Maya. On connait très peu de choses sur cette culture millénaire et cela restera peut être toujours un mystère. (Comme le fait que les maya mangeaient des taupes).

Les –
– Les outils (au moment où il faut travailler).
– Les horaires … la notion du temps, du « oui je viendrai » est assez différente de celle dont on a l’habitude
– L’injustice, la corruption, un vrai fléau dans ce pays comme dans beaucoup d’autres pays d’Amérique du Sud.

Le Mexique aura franchement été un GROS coup de coeur !
On ne s’était jamais imaginé voir autant de paysages magnifiques, et encore moins rencontrer des personnes aussi « chida » (géniale) comme on dit ici.
Le plus gros chapitre de notre passage au Mexique était sur l’île de Cozumel, avec notre expérience comme bénévoles, à la Tortuga Azul. Au total, on y sera resté plus de 3 semaines.  Il faut dire qu’on s’y est vite senti comme à la maison.
Le voyage est encore plus beau quand on fait des rencontres. Et ces dernières étaient magnifiques ! Pour nous c’est vrai que ça a été une énorme surprise de rencontrer des gens aussi attachants :
Yola, notre « mentor » de plongée, qui nous a pratiquement tout appris, et qui mène le projet de la Tortuga Azul.
Emma et Laura, les deux soeurs qui étaient volontaires comme nous, et en voyage, comme nous.
Dona Tortu, la tortue qui se prenait pour un chien. Mais aussi Fede, Gabi, Carlos, Jimena, leurs bouts de choux, Léo, Osmar, Moï, Luis, Gabriel, Poncho, Celestino, Miguel, Bianca, Ombeline, Mathieu…et tous les autres… Que de personnes que nous avons envie de revenir voir un jour!
Du coup le départ était loin d’être facile, c’était comme dire adieu à des copains qu’on connait depuis des années : car oui, 3 semaines dans la même maison, à l’autre bout du monde se transforme en plusieurs années !
On espère vraiment qu’on aura l’occasion de revenir sur cette île dans quelques temps, voire avant si on gagne au loto, enfin si on commence à jouer au loto…

Agua Azul, Mysol Ha et Palenque

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Nous avons pris un bus pour nous rendre à Agua Azul. C’est une suite de cascades qui se déversent dans des vasques successives. Malheureusement, nous avons fait cette visite sous une pluie fine. Mais promis, on ne s’est pas plaint!
Dans la foulée, nous nous sommes arrêtés pour voir la belle cascade Misol-Ha. C’est une chute d’eau de 30 mètres qui tombe dans un bassin. On pouvait aller derrière la cascade, mais voyant les autres touristes passer devant nous trempés tellement ils s’étaient éclaboussés, on est resté au début du passage. Disons qu’un jour de grisaille comme ça, où il ne faisait pas si chaud, on n’a pas eu envie de se tremper de la tête aux pieds.

Pour le soir, en suivant les conseils de nos amis de Cozumel, nous avons trouvé une petite chambre en pleine jungle, à proximité du site archéologique de Palenque. Nous entendions le ruisseau, les singes hurleurs et autres animaux de la jungle depuis notre chambre. L’endroit est vraiment idéal pour aller visiter Palenque. Nous y sommes donc allés le lendemain matin. Nous avons d’abord fait une petite visite guidée d’une heure dans les ruines encore secrètes de la citée abandonnée. En fait, seulement 2% du site a été fouillé et est accessible au public. Le reste des monuments, dont certains sont à priori immenses, restes encore enfouis sous la jungle. Il paraitrait même que la plus haute des pyramides du site serait encore enfouie sous la jungle.
Le guide nous a montré différentes plantes médicinales, et raconté plein d’anecdotes sur son vécu sur ce site.

Il nous a raconté, qu’il y a 5 ans, lui et ses amis avaient trouvé une couleuvre au milieu d’un chemin qu’ils étaient entrain de créer pour pouvoir y amener des touristes. Un d’entre eux a tranché la couleuvre pour la tuer et la mis sur le côté pour la ramener à la maison une fois le travail terminé. Seulement… au moment de rentrer à la maison… la couleuvre n’était plus là. Chaque année, à la même période, soit pendant les vacances de la semaine sainte, la couleuvre revenait et les guides la prenaient dans leurs bras, la mettaient sur les bras des touristes. Nous nous sommes dit que les mémoires des couleuvres ne devaient pas être très longues et étions surpris qu’après s’être faite attaquer, la couleuvre soit aussi à l’aise avec les humains.

Nous avons pu voir l’entrée d’un monument qui avait été découverte grâce aux racines d’un arbre qui avaient fait sauter la porte d’entrée. Impressionnant de se dire que cette vaste jungle cache des bâtiments si hauts, et des vestiges si beaux.

Une fois cette visite terminée, nous avons visité par nous même le site archéologique accessible au public. Le site est très beau, disséminé dans la jungle, avec une belle cascade et un super musée à visiter à la fin. Dans le musée, il y avait la reconstitution d’une tombe qui se trouve à l’intérieur d’une des pyramides, appelé le temple des inscriptions.
Elle est tellement grande qu’il est impossible de la sortir de là. D’ailleurs, le temple a été construit autour de cette pyramide pour être certain que ce tombeau ne sortirait jamais du temple.

Zinacantan et San Juan Chamula

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Nous avons voulu visiter d’autres villages autour de San Cristobal de las Casas. Notre choix s’est porté sur Zinacantan et San Juan Chamula. Ce sont des villages indiens et qu’on soit mexicain ou étranger, il faut payer un droit d’entrée à la communauté pour pouvoir y entrer.

Dans ces deux villages, il est strictement interdit de prendre des photos à l’intérieur des églises sous peine de prison. Alors vous comprendrez qu’il n’y ait aucune photo de l’intérieur des églises ! Et rassurez-vous, nous n’avons pas joué avec le feu!

Ici, comme dans les villages du Guatemala que nous avons visité, les villageois appliquent leur propre justice. Quand quelqu’un commet un crime, la police est tellement inefficace, que, lassés par la corruption, ils ne livrent plus les voleurs ou assassins à la police. Ils se chargent de le punir.

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Le plus impressionnant dans ces deux communautés est probablement leur façon de prier, leur culte. Les fidèles prient et font des incantations à voix haute dans l’église. Ils s’assoient au sol avec des bougies, du poch (alcool local à base de canne à sucre) ou des boissons gazeuses. Ces boissons permettent de roter, ce qui permet d’évacuer le mal.

Dans cette église, il n’y a aucun banc et le sol est recouvert d’aiguilles de pin. Les gens s’assoient ou s’agenouillent par terre. Les aiguilles de pin rappellent la tradition précolombienne,  du temps où ils priaient dans la montagne. Ces communautés, forcés de se christianiser sous peine de mort, ont donc mixé leurs croyances et ont donc transporté « la montagne » dans l’église.

Les statues des saints sont déposées les uns âpres les autres. En cas de problème ou de maladie, le fidèle vient faire offrandes, allumer des bougies et faire des incantations devant la statue du saint en qui ils ont le plus confiance. Leur raisonnement est le suivant : les personnes malade ont leur âme qui est emprisonnée dans un autre monde. Pour aider le malade à se soigner, il faut prier et faire des offrandes pour libérer cette âme. Pour ce faire, le proche, allumera une bougie aux pieds du saint, à même le sol. Si le souhait du fidèle a été réalisé, celui-ci allume une bougie sur la table qui est disposée devant la statue du Saint.

Pour demander la guérison d’un proche, il faut allumer des bougies sur le sol de l’église. Plus il y a de bougies de couleur différentes plus la personne a une maladie grave à soigner. Les gens vont chez le docteur et à l’hôpital et utilisent les rituels anciens comme complément à la médecine « conventionnelle ».

Le rituel le plus fou est celui qui consiste à faire tourner une poule (pour les femmes) ou un coq (pour les hommes) autour du corps de la personne malade. L’animal récupère ainsi la maladie. Une fois le rituel terminé, la poule ou le coq sont tués et ne sont pas consommés, car ils sont porteurs de la maladie. Le même rituel existe avec un oeuf que l’on brise une fois le rituel terminé.

Les habitants de San Juan Chamula portent des vêtements chauds, en peaux et en laine. Ceux de Zinacantan portent des jupes et huipiles brodés. Actuellement, la mode est de porter du violet. Vous pourrez le voir sur les photos. Presque toutes les femmes portaient du violet, ce qui n’était pas pour déplaire à Adélaïde !

St Christophe des maisons, enfin…San Cristobal de las casas.

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Nous revoilà au Mexique, avec notre passeport fraîchement tamponné. Mais cette fois nous changeons de région. Après avoir visité le Yucatan et le Quintana Roo, nous voilà au Chiapas.

Ici, les amérindiens sont plus d’un million sur une population de 3,6 millions. Beaucoup vivent dans les villes ou disséminés dans la foret et beaucoup d’entre eux ne parlent pas l’espagnol.

Le Chiapas est la région mexicaine connue pour les soulèvements indiens, notamment grâce au mouvement Zapatiste qui souhaite de meilleures conditions de vie pour les indiens : accès à l’éducation, à la santé, à une meilleure qualité de vie, et surtout au respect. Les humiliations et discriminations subies par les indiens restent quotidiennes. Une femme s’est récemment faite renvoyer d’un café de la ville de San Cristobal, parce que, la voyant dans son habit traditionnel, les gérants ont supposé qu’elle venait vendre des bonbons ou des bracelets. Or, cette femme voulait simplement boire un café.

Rigoberta Menchú femme indienne guatémaltèque qui a reçu le prix nobel de la paix en 1992 s’est vue refuser l’entrée à l’université de Mexico pour les mêmes raisons. Elle était pourtant attendue dans cette université pour y présenter une conférence. Ces deux exemples font partie des plus « soft » que nous allons vous raconter, les autres histoires que nous avons entendu étant bien plus dures.

La première ville où nous sommes arrivés est San Cristobal de las Casas. Dès le premières minutes de ballade, nous avons aimé cette ambiance détendue qui y règne.

Cette ville doit son nom à Bartolomé de las Casas, évêque missionnaire, grand défenseur des amérindiens.

Par contre, à San Cristobal, il fait froid ! Il faut dire qu’on est à 2150 mètres d’altitude. Nous avons donc mis tous les vêtements chauds que nous avions pour se balader en ville. Ok, les amis qui habitent au Québec, c’est loin, très loin d’être le froid qui y fait chez vous, mais ça nous fait en quelques sorte, une petite préparation avant d’arriver dans un mois !

C’est une ville très cosmopolite avec une ambiance un peu décalée et très agréable et de superbes pâtisseries et restaurants. (super dans notre langage : délicieux et pas cher). Il y a, en plus des autochtones qui vendent de l’artisanat dans les rues, des « étrangers » qui semblent établis dans la ville et vivent en vendent des bijoux, gâteaux et en faisant des tableaux dans la rue.

Assis sur un banc du zocalo (place centrale de la ville), nous avons eu un fou rire en regardant un vendeur de cacahuètes, essayer de nous convaincre. Il nous a venté les bénéfices des cacahuètes, pendant facilement 15 minutes. « Si les enfants ont des trous de mémoires et des soucis de concentration à l’école c’est parce qu’ils ne mangent pas de cacahuètes », ou encore : « si parfois les hommes ont la flemme de travailler, c’est parce qu’ils ne consomment pas de cacahuètes »… Il nous en a fait goûter… en nous disant « vous verrez, dans quelques minutes vous aurez chaud, vous aurez un regain d’énergie ». Impossible de se souvenir de tous les arguments de vente de cette homme moustachu, à la brouette débordante de cacahuètes. Il se tordait dans tous les sens, semblait tellement convaincu de nous vendre un produit miracle. Nous aurions du le filmer !

Dans la ville, nous avons visité l’immense marché et le marché artisanal. Comme à Antigua au Guatemala, les façades des maisons sont souvent peintes de différentes couleurs. D’ailleurs, ces deux villes sont souvent comparées. Comme nous y étions un week-end, nous avons assisté à de nombreuses processions. Nous n’avons pas compris au début, pourquoi il y avait des coups de feu toute la nuit de samedi à dimanche. C’est le lendemain que le propriétaire de l’hôtel nous a expliqué que c’était pour rendre hommage à un saint célébré ce jour-là.

Nous sommes aussi allés visiter le Canyon del Sumidero. Pour le voir, il fallait faire un parcours de deux heures sur une lancha (petit bateau à moteur).  Au bout de quelques minutes de traversée, nous avons pu voir un énorme crocodile gris qui prenait le soleil. Il y avait plusieurs papillons oranges qui tournaient autour de ses yeux et se posaient sur ses paupières.

L’endroit connu sous l’appellation « L’arbre de noël » nous a beaucoup impressionné. Le petit bateau est passé dessous et nous avons pu voir la cascade couler, comme si c’était au ralenti. On aurait dit des perles de pluies qui tombaient une après l’autre au très doucement. Un beau spectacle.

Lac Atitlan : Santa Cruz La Laguna & Jaibalito

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Le troisième village que nous avions choisi de visiter autour du lac est Santa Cruz la Laguna. Nous avons pris la première « lancha » à 6h30 du matin. Ce sont de petits bateaux à moteurs qui traversent le lac pour transporter les gens d’un village à l’autre. La plupart des villages autour du lac ne sont de toute façon accessibles qu’en lancha. Nous avons commencé par visiter ce petit village tôt le matin. La vue depuis le haut du village est magnifique, mais elle se mérite. La pente était bien raide (et surtout longue) pour y arriver.
On a pu observer les enfants sortants de chez eux le cartable sur le dos pour aller à l’école, les autres sortant de chez eux pour aller travailler, seuls ou avec leurs parents.

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Depuis le toit de l’hôtel de ville, on pouvait voir des femmes qui mettaient des fruits à sécher sur les toits de leurs maisons.
Nous sommes redescendus à l’hôtel qui se trouvait à côté de l’embarcadère pour prendre le petit déjeuner et attendre Mikel, un ami du Pays Basque avec qui nous avions rdv. Nous l’avons vu arriver en Kayak juste sous nos yeux! Il nous a donné de nombreux conseils pour la suite du voyage. C’était la première fois que nous retrouvions quelqu’un de chez nous depuis le début de ce voyage !
Nous nous sommes ensuite retrouvés à Jaibalito, petit village à 30 minutes de marche de Santa Cruz. La marche était superbe et les points de vues sur le lac magnifiques.
Le petit village de Jaibalito a des rues toutes étroites et Mikel nous a raconté qu’il n’y avait qu’un seul « tuk-tuk » arrivé récemment au village, et que c’était donc le seul véhicule.
Nous avons mangé un bon repas allemand tous les trois avant de rentrer à Santa Cruz pour voir le beau coucher de soleil sur le lac Atitilan.

Le lendemain matin, le propriétaire de l’hôtel nous a fortement déconseillé d’aller au village San Juan comme nous avions prévu. Il y avait beaucoup de vent et il nous a expliqué que les vagues seraient énormes de l’autre côté du lac. Nous avons donc décidé de rentrer à Panajachel et de commencer notre sac pour notre départ du Guatemala.

Au final, nous serons resté 13 jours au Guatemala, un peu plus longtemps que prévu.
C’est un pays qui se visite assez facilement et assez rapidement.

 

Le Guatemala c’est fini pour cette fois-ci, alors voici notre bilan, très personnel, des deux semaines que nous y avons passé.

Ce qui nous a beaucoup plu :
– Les couleurs !  Il y en a partout : dans les marchés, sur les vêtements, dans les décos, sur les murs des maisons et des églises…
– La culture maya : ici aussi les différentes langues Maya perdurent : elle est la langue principale utilisée par la population, et l’espagnol passe vraiment en second.
– La faune, la flore et les paysages : vraiment exceptionnels !!!
– La tenue vestimentaire traditionnelle du village : chaque village a sa propre tenue, propres couleurs. Du coup à la fin du voyage, on pouvait reconnaître une femme de Todos Santos, de Chichi ou encore de Santa Cruz.
– Les gens : bien sûr le fait de parler parfaitement espagnol (on parle d’Adé ici) nous aide énormément à briser la glace, et de comprendre bien plus. Ils sont beaucoup à nous avoir parlé de leur vie, et des particularités de leur pays. Ils sont tout le temps de bonne humeur, et rient beaucoup.

Ce qui nous a moins plu :
– La nourriture : après être passé par le Mexique, la nourriture guatémaltèque nous a semblé moins varié et moins savoureuse. Par contre si vous adorez le poulet, l’avocat, les haricots noirs, et les tacos vous serez aux anges !
– La pauvreté : c’est la première fois du voyage qu’on voyait les enfants travailler, et d’autres demander à manger.
– Le fait de payer tout le temps : dés qu’une activité ou une sortie est intéressante, elle est obligatoirement accompagné d’un guide, et tout le temps payante à l’entrée. Pour nous qui aimons visiter par nous même, et nous retrouver seuls, on a du prendre sur nous pour rester groupés, souvent avec des touristes qui ne parlaient pas un mot, ou pire, qui portaient des chaussettes blanches avec des sandales par dessus.

Lac Atitlan : Panajachel & Santa Catarina Polopo

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Le trajet de Chichicastenango au Lac Atitilan restera mémorable. D’abord, nous sommes arrivés à la station de mini bus. Quand le mini bus est arrivé, les gens se sont précipités à l’intérieur et l’ont rempli en quelques secondes. Gênant de pousser des locaux avec des enfants sur le dos pour se frayer un chemin avec nos sac à dos et pouvoir entrer. Nous avons donc fait les timides et avons regardé deux bus se remplir sous nos yeux avant de tenter notre chance dans le troisième. Remplir les bus ou les mini bus est vraiment les remplir au premier sens du terme, c’est à dire jusqu’à ce qu’aucune personne ne puisse y entrer. Les gens sont debout, avec plus de la moitié du corps qui sors parfois du véhicule. Quand le collègue du chauffeur (celui qui récupère l’argent et qui fait entrer les gens) arrive à un arrêt et dit aux personnes qui attendaient : « il ne reste qu’une place », trois personnes ont réussi à entrer. Toute une expérience!

Après ce minibus, nous avons expérimenté ce que les américains appellent ici les « chicken bus ». Ce sont de beaux bus bien décorés à l’extérieur et bien remplis à l’intérieur. L’expérience de voyager en chicken bus peut être similaire à celle de voyager dans le tambour de la machine à laver. On est remué dans tous les sens, on fait des bonds sur place. Nous avons adoré voir des vendeurs / commerciaux vendre une « super crème pour le visage et corps » qu’il a fait tester à tout le bus pour qu’on voit à quel point elle « sentait bon » et qu’elle n’était pas trop grasse (Pour votre information, elle sentait quand même le produit pour nettoyer les toilettes).

Nous sommes arrivés à Panajachel, la ville la plus grande autour du lac Atitilan. C’est un peu une halte obligée pour le visiter. Lors d’une ballade au bord de l’eau, la chaussure d’Adélaïde s’est littéralement défaite. Heureusement, des locaux nous ont aidé a recoller les chaussures. Un enfant est allé à bicyclette à la « tiendra », pour aller chercher la colle forte et ils nous ont réparé ça en quelques minutes. Nous en avons profité pour leur demander conseils sur la suite de notre itinéraire.

L’après midi,nous sommes allés à San Catarina Polopo, autre village au bord du lac Atitlan où il y avait la fête locale. Nous avons fait les 8 km de montée et descente pour y aller en tuk-tuk. En arrivant sur place, nous avons vu deux scènes de concert et quelques manèges assez rudimentaires : une petite « grande » roue et 4 ou 5 trampolines, un stand de machines à jeu vidéos et des jeux en bois. Il y avait aussi de nombreux vendeurs ambulants et de glaces. Nous avons regardé les concerts un moment. Des personnages de fête sont apparus, avec de superbes costumes, tous différents les uns des autres et très colorés. C’était beau à voir.

Les femmes portent la tenue traditionnelle du village: jupes et huipiles (hauts) bleu verts très beaux avec parfois un turban sur la tête.

Et les hommes portent des pantacourts, aussi très beaux, dans les même tons de bleu / vert avec des détails rouges et une ceinture rouge.

Nous sommes rentrés de Santa Catarina Polopo à Panajachel en pick- up, c’est à dire entassés à l’arrière d’un 4×4, sans toit, assis les uns à côté des autres sur des petits bancs posés.