Ko Phangan

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Après une longue journée de transport pour quitter Ko Phi Phi, nous avons posé nos sacs pour passer 5 nuits à Ko Phangan.
Dès notre arrivée, nous étions très contents de retrouver nos amis belges rencontrés une semaine plus tôt à Kao Yai. Ce jour là, c’était la fête nationale Belge et l’hôtel, tenu par un Belge proposait un menu spécial : moules frites à volonté et une bière belge! Une plutôt bonne entrée en matière sur cette île moins fréquentée que les autres îles du sud est de la Thailande !

Le lendemain matin, nous avons vite réalisé que la météo était bien meilleure qu’à Ko Phi Phi. Donc nous en avons profité pour aller à la plage! Il faut dire qu’elle n’était qu’à quelques mètres à pieds.

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Nous avons loué deux scooter pour faire le tour de l’île. Bénédicte et François sur un et, Jean, Adélaïde et Marie sur l’autre. Lors de nos ballades en scooter, nous avons découvert d’autres belles plages de l’île, et avons pu voir de jolis petits poissons avec nos masques et tubas. Il y avait aussi de gros concombres de mer un peu partout sur le sable. Nous n’en avions jamais vu autant !

Le lendemain, nous avons fait un tour de scooter en petit comité avec François, puisque Bénédicte et Marie allaient à leur cours de cuisine. Nous sommes passé par une route moins fréquentée qui traversait l’île. C’était bien agréable de pouvoir observer la jungle vraiment dense. Comme Adélaïde avait déjà appris à faire ces plats, nous les avons rejoins une fois le cours terminé pour se régaler de leurs préparations culinaires ! Il y en avait même trop pour 5 et nous n’avons pas réussi à terminer les plats.

Le soir, nous nous sommes promené dans le marché hebdomadaire local. Tous les autres soirs, nous avons particulièrement aimé se retrouver sur la plage pour voir le coucher de soleil, toujours magnifique et tellement différent d’un jour à l’autre.

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Un dernier petit tour à la plage avant de terminer les sacs et nous sommes partis en direction de Krabi où nous allons rester une nuit avant de rejoindre Bangkok pour la toute dernière ligne droite avant le retour à la maison… qui approche à grand pas!

Ko Phi Phi

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Comme elle nous l’avait été conseillée par des instructeurs de plongée rencontrés en Indonésie, nous avons décidé d’opter pour l’île de Ko Phi Phi.
Cette île est très belle mais nous n’avons quand même pas adoré l’endroit. Elle est divisée en trois zones : une zone remplie de (très) jeunes voyageurs venus en Thaïlande essentiellement pour les plages et la fête, une autre zone où se concentrent les tours opérateurs asiatiques, et une autre, plus calme mais où les hébergements et transports étaient tout simplement hors de prix.
Nous n’avons pas vraiment eu d’autre choix que de dormir assez près de la baie de Tonsai, connue pour ses folles nuits. Heureusement, notre hébergement était à quelques minutes à pied de l’agitation donc nous pouvions quand même dormir la nuit. Dans ce coin là, il y a des bars qui ne vendent pas des verres, mais des sceaux d’alcool. Vous voyez le genre?

Nous avons quand même bien ri au moment où nous avons découvert un ring en plein milieu d’un bar. La règle du jeu est simple : chaque personne qui accepte de se battre devant toute la salle recevra un sceau de la boisson alcoolisée de son choix. Les organisateurs prêtent juste des shorts, gants et casques bleus et rouges aux participants qui essayent de marquer le plus de points en frappant sur leur adversaire. Là on a vu de tout : deux filles qui se « frappaient » sur les poings tellement elles avaient peur de se faire mal, le gars qui donnait tout pour gagner (alors que les deux avaient droit au sceau, qu’ils aient gagné ou perdu), les copains complètement bourrés, qui venaient, entre les rings, coacher et encourager leurs amis pour leur dire comment gagner. Bref, on doit avouer qu’assis en haut de notre estrade, le spectacle de cette faune surexcitée était assez marrante.

 

Il y a du monde sous l’eau!

Nous avons programmé deux plongées et avons plongé avec Blacky, plongeur Thai (qui nous a raconté être le dixième thaïlandais à avoir passé son diplôme d’instructeur de plongée… au début des années 1990).
Lors de cette plongée, la visibilité était moins bonne que lors de nos dernières plongées. Pour la première fois, nous avons vu des bancs de poissons immenses, c’était très impressionnant. C’est fou comme chaque plongée réserve son lot de surprises!

Nous avons profité d’une petite heure de plage avant de remarquer que le fond du tableau commençait à s’assombrir. Les couleurs de l’orage qui approchait étaient magnifiques!

Nous avons quitté Ko Phi Phi pour aller à Ko Phangan, du côté est du sud de la Thailande.

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Vous aussi, vous voyez l’orage arriver?

Phang Nga

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Nous avons pris un avion de Bangkok à Krabi pour passer 10 jours dans le sud du pays. Nous avions prévu de rester seulement du côté ouest du sud de la Thailande (où l’on trouve encore les endroits les plus sauvages) sauf que… La météo nous a fait changer d’avis. Le mois de juillet est idéal pour aller sur les îles du côté est de la Thaïlande. Il nous reste plus qu’à étudier la meilleure des possibilités pour les (derniers) jours de voyage à venir!

Nous avons commencé par aller visiter Phang Nga, et sa baie très connue grâce entre à un des films de James Bonds.
Arrivés la veille sur le site, nous avions eu le temps de trouver notre embarcation privée pour le lendemain matin… à 5H30. Nous avons eu la chance de découvrir ce lieux sans personne, aucun autre touriste. Même le village où les habitants vendent des souvenirs aux touristes semblait dormir encore.

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Nous avons été voir les énormes pitons rocheux, sommes passés par la plage rendue célèbre par 007. Malheureusement, il faisait un peu gris, donc l’endroit n’avait pas l’air aussi beau que sur les photos que nous avions vu auparavant, mais ça valait quand même le coup d’oeil.
Au retour, nous sommes passés par une forêt de mangroves, et avons vu plein d’oiseaux et même  un serpent qui nageait tranquillement, la tête hors de l’eau.

Nous sommes ensuite allés à Kao Lak pour une petite soirée reposante et surtout élaborer la fin du plan de ce voyage.

Parc National de Kao Yai

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Après une longue journée de transport depuis Chiang Mai, nous sommes arrivés à Pak Chong pour visiter le Parc national de Kao Yai. Comme nous sommes arrivés en début d’après-midi, nous avons pris une excursion d’une demi journée + journée entière le lendemain. Nous étions avec quelques autres personnes dont François, Bénédicte et Marie, leur fille de 17 ans qui viennent de Belgique, de Bruxelles plus précisément.

Nous sommes d’abord allés voir une grotte d’où sortent, tous les jours, environ 2 millions de chauves-souris pour aller chasser. Le spectacle valait vraiment le coup. Les chauves souris sortaient toutes en enfilade, créant des tourbillons noirs dans le ciel. En fonction du vent, elles s’approchaient parfois plus du sol et donc de nous. On pouvait alors bien entendre le battement des ailes de ces milliers de petits mammifères. C’était magique!

Nous sommes ensuite entrés dans une grotte qui sert également de temple et de lieu de méditation à une communauté de moines qui habite là. Nous avons été très admiratifs de ces moines qui réussissent à méditer dans une grotte où des genre de petits insectes (entre la coccinelle et le moucheron) se collaient à nos vêtements (et ce malgré la tonne d’anti-moustique que nous avions dessus). Nous y avons vu deux mygales, des tonnes de chauves souris, une araignée-scorpion que le guide s’est fait un plaisir de déposer sur l’oreille d’Adélaïde. Magnifique boucle d’oreille! Il y avait des statues de Bouddha dans quelques recoins de la grotte aussi et des offrandes.
Tout le sol de la grotte est recouvert de guano : excrément de chauve-souris (qui ressemble à de la terre assez fine). Et ici, cela vaut beaucoup d’argent : les gens les ramassent et les vendent par kilo aux marchés, car c’est très bon pour la fertilité de la terre, et aussi pour faire des explosifs !

Nous sommes ensuite ressortis de la grotte pour aller voir les chauves souris sortir de là. Notre guide nous a positionné les uns écartés des autres, et les chauve-souris nous passaient à quelques centimètres de la tête et des bras! Énorme !
Pour finir, nous avons fait un petit plouf dans un étang entouré d’arbres, dans le noir car la nuit était déjà tombée. En sortant de l’eau, le guide nous éclairait avec sa lampe de poche. Puis une fois tous sortis, ils nous laissait dans le noir avec nos lampes de poche, puis revenait avec un énorme mille patte, ou encore une grenouille, qu’on prenait tour à tour dans les mains.
Et juste avant de partir, ils nous a rassemblé devant un arbre pour nous montrer un serpent d’un vert éclatant dans la nuit ! Il connaît la forêt comme sa poche, et donne des prénoms aux animaux qu’il a l’habitude de trouver aux même endroits.

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Pour notre seconde sortie, nous avions un autre guide et un autre groupe. On s’était habitués à la présence de nos nouveaux amis belges, à l’humour de Marie, et on était un peu déçus de voir que nous ne passerions pas cette journée de découverte ensemble. Mais nous nous reverrons en Europe!

Après avoir vu quelques macaques au bord de la route, nous nous sommes enfoncé dans la jungle pour une randonnée de 3 heures. Nous y avons vu des dizaines d’animaux, d’énormes oiseaux qui ressemblent à des toucans, des gibbons de deux espèces différentes, un beau gros crocodile, un scorpion (que le guide a attrapé avec ses mains), un petit et un gros lézard et un genre de caméléon…
Nous sommes ensuite allé voir deux cascades (1 h de marche pour chacune) et avons ensuite fait un tour du parc pour essayer de trouver des éléphants sauvages… que l’on n’a finalement pas croisé! Pourtant il y avait des panneaux ‘Attention éléphants’ un peu partout sur la route Il faut dire que le Parc National de Kao Yai est immense et qu’il n’y a que 400 éléphants sauvages dans le parc.
En rentrant, nous sommes tombés sur une grosse bagarre de macaques au bord de la route. Deux singes s’acharnaient sur un autre, qui n’était pas loin de la fin vu son état. Il lui tiraient la queue, lui mordaient de toute leur force et le pauvre singe était bien amoché. Notre guide est sorti avec sa chaussure à la main le, le bras en l’air, et ils se sont tous enfuis dans la forêt. Assez impressionnant…

Cours de cuisine pour Madame, cours de boxe pour Monsieur…

Chiang Mai est un peu la ville au milles activités, un peu comme Queenstown en Nouvelle Zélande. Adélaïde a choisi de suivre un stage de cuisine pendant 5 jours pendant que Jean s’initiait au Muaï Taï, ou boxe thaï,  auprès d’un champion local.

Cuisine Thaï

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Salade de crevettes épicée.

Je suis allée prendre un cours de cuisine à l’école Chiang Mai Tai Cookery School. Le professeur, Tanapon était génial. Ses explications étaient très claires, et il nous a transmis son savoir avec un beau mélange de passion et d’humour. Le cours avait lieu dans un endroit magnifique, une belle propriété avec des salles super équipées, un grand jardin potager et même une piscine !

Tous les autres élèves rencontrés lors de ce stage faisait un cours d’une seule journée. Pour ma part, je me sentais au fil des jours, plus familière avec les ingrédients, les techniques et temps de cuisson qui sont bien différents de ceux auxquels nous sommes habitués. Il y a même eu un jour où je me suis retrouvée seule avec le chef toute la journée, puisqu’il n’y avait pas d’autres inscrits. J’ai eu l’impression d’apprendre énormément. Puis les deux derniers jours, j’étais chargée d’expliquer certaines choses aux élèves venus pour la journée.
Il y avait des activités complémentaires proposées lors de la semaine, comme la visite du marché pour aller acheter les ingrédients (et en découvrir tout plein d’autres), la préparation de pâtes de curry maison ou encore, mon préféré : une initiation à la sculpture sur fruits et légumes.

La formule du cours me convenait parfaitement. Le chef nous montrait et expliquait comment il faisait la recette, puis nous allions à notre poste de travail pour préparer le plat du début à la fin. Cela permettait de vraiment comprendre toutes les étapes de la recette, de la découpe des ingrédients, à l’ordre d’incorporation etc.

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Adé, la Maïté nouvelle génération !

J’ai pris une photo de chaque plat que j’ai réalisé… il y a donc 30 différents plats et desserts thaïlandais que j’ai maintenant hâte de refaire quand on sera de retour au Pays Basque !

En résumé : j’ai adoré! Non seulement cela m’a permis d’apprendre à cuisiner de délicieux plats thaï, mais également de mieux comprendre les menus et plats préparés dans les restaurants et gargotes à tous les coins de rues. Et Jean aussi, puisqu’il avait droit à une dégustation de chacun des 6 plats du jour quand nous nous retrouvions en fin de journée.

Boxe Thai

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L’  « œil du Tigre »…

Contrairement à Adé qui est déjà très bonne cuisinière et donc avec un bon niveau à la base, je suis parti avec un peu plus d’appréhension, et disons-le, un peu moins de niveau !
Les cours durent environ deux heures (soit le matin de 9 à 11h, soit l’après-midi de 16 à 18h) et suivant les jours, nous étions entre quatre et sept, sans compter les deux entraîneurs. Ce qui est parfait !

-What’s your name ?

– Jean.

-(…).Oh ! Jean-Claude Van Damme !

-Oui, Pareil, enfin presque…

Ce qui m’a beaucoup plu, c’est que le cours s’adaptent vraiment à tous les niveaux : aussi bien à ceux qui sont là pour une unique séance « découverte », que pour ceux qui sont là pour la semaine ou le mois, et ceux qui sont là à l’année,  qui travaillent, vivent ici.
Les entraînements commencent toujours par une session de corde à sauter !
Rien qu’à ce moment là de l’entraînement, tu peux vite situer le niveaux des mecs dans la salle (oui, ça fait du bien au mental de savoir qu’on n’est pas le dernier de la classe…) : celui qui ne transpire pas, qui garde le rythme…Puis celui qui tape soit le sol, soit le plafond (soit les deux) avec la corde, et qui s’arrête régulièrement se prenant la corde soit dans les pieds, soit dans la nuque (soit les deux)…
Puis ensuite suivent des étirements, puis pompes / abdos, puis on enfile les gants et on tape sur les sacs, pour finir par trois petits rounds sur le ring, à répéter les gestes techniques, et taper sur le coach : coups de poing, coups de pied, de genoux, de coude…
Pour ma part, j’ai énormément…transpiré, et énormément appris ! Ça m’a fait beaucoup du bien ! J’ai beaucoup aimé, et ça m’a fait quelque chose de dire au revoir à Pimu, le second professeur sur lequel je tapais de toutes mes forces, et qui me souriait et me remerciait pour ça, chaque jour de la semaine ! Le gérant de l’école, Thaharnaek, ancien boxeur (plus de 500 combats), la quarantaine d’année (il en paraît la moitié) est aussi un super entraineur ! Les fistons sont aussi là pour prendre la relève : deux garçons d’environ 10ans sont présents, pour s’entraîner ou s’amuser, avec une technique impressionnante, pour te corriger ! L’ambiance devient familiale, et parfois marrante parce qu’ils ne parlent pas un mot d’anglais !
En résumé : moi aussi j’ai adoré ! Mais bon, il faut dire que j’ai eu droit qu’au bon côté de la boxe thaï : celui qui tape sans jamais goûter à la douleur de coups ! Et je pense que ça change tout…

Après nos cours respectifs , nous nous sommes baladés dans les rues du ‘night bazar’ : marché nocturne qui s’organise sur les trottoirs (et parfois bouts de route) de Chiang Mai. On y trouve de tous : répliques de maillots de foot, montres, t-shirt avec des éléphants, sculptures…On y voit de tout, et de toutes qualités…Et certains sont vraiment doués, comme ces sculptures de savons, qui font ça à la main, devant les yeux / appareils photos des curieux. En quelques coups de cutter, ils créent de fleurs parfumées, de toute formes.

Pour finir en beauté, nous sommes partis voir des combats de boxe Thaï au stade du coin.
Au total nous avons vu 6 combats, dont 5 victoires par K.O ! Impressionnant !

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On en a pris plein les yeux : les danses traditionnelles juste avant le combat, les petites prières aux quatre coins du ring, puis le bruit des coups, la musique de fond, les thaï qui parient leur argent, la foule qui crie à chaque coup bien placé ! Comme dans les films !

Chiang Mai

Avec notre nouveau copain !

On nous avait beaucoup parlé de Chiang Mai, et c’est vrai qu’on dirait qu’il s’agit d’une étape incontournable sur la liste des endroits à visiter en Thaïlande.
On y vient pour de nombreuses raisons : déjà pour se sortir de la folie de Bangkok (trop de monde, trop de tuk-tuk…) même si ça reste quand même la 3 ème ville du pays. Et surtout, pour toutes ses activités : visite de temples, cours de cuisine, massages traditionnels, boxe, treks (région montagneuse)… Bref, impossible de s’ennuyer ici !
Nous avons décidé de poser nos sacs à dos pour une bonne semaine, qui sera bien remplie !

Nous avons adoré le marché du dimanche soir, immense  avec plein de créateurs locaux qui s’étalent sur une rue d’un kilomètre. On a salivé un bon moment devant les (très) nombreux stands de nourriture où tout ce que nous arrivions à identifier avait l’air bon! Tout ce que nous avons goûté était délicieux. Ce pays est vraiment idéal pour les gens qui aiment manger!

Une famille d’allemands rencontrée lors de notre première soirée nous a parlé d’un endroit génial pour pouvoir voir des éléphants de près, tout en étant certains qu’ils étaient bien traités. Il faut dire que les animaux sont souvent maltraités en Thaïlande au profit du tourisme de masse. Nous avons donc évité tous les « royaumes » à tigres (comme ils les appellent ici…), serpents, papillons et éléphants et avons choisi cet endroit, qui se concentre sur la réhabilitation d’éléphants maltraités par l’industrie touristique. Ils ne peuvent plus vivre à l’état sauvage et apprécient le contact humain. Et heureusement, aucun bâton n’est utilisé pour les diriger, seul des mots et des petites caresses suffisent.

Avec de longs et gros poils…

Nous avons donc commencé par apprendre les mots que les éléphants connaissent comme avancer ‘pai-pai’, doucement ‘ma-ma’, droite, gauche, et surtout, le plus important : ‘Yud’, pour s’arrêter. Notre prof de langage d’éléphant nous a suggéré d’écrire les mots utiles pour communiquer avec l’éléphant sur notre bras, à l’aide d’un stylo. Sauf que… impossible d’écrire sur nos bras (alors que les gens autour de nous y arrivaient très bien). Nous n’avons pas eu d’autre choix qu’essayer de retenir les principaux (surtout « Stop ») grâce à notre mémoire … d’éléphant!

Après lui avoir donné un énorme sceau de morceaux de canne à sucre, nous sommes montés sur son dos pour une petite ballade dans la forêt. Évidemment, nous sommes tombés sur le gourmand du groupe qui mangeait des feuillages tous les deux pas. Puis nous avons nettoyé notre nouvel ami dans la rivière. Il était tout tranquille et appréciait particulièrement que nous passions une grosse brosse sur sa peau et quand nous l’arrosions. C’était marrant de voir sa tête complètement sous l’eau, avec juste la trompe qui sortait pour respirer.
La peau de l’éléphant nous a vraiment surpris : rêche, épaisse, et poilue sur la tête et le dos…Et les poils, on ne s’attendait pas à ça non plus : de longs poils très épais, et même un peu piquants !

Nous sommes ensuite rentrés au petit village et avons nourri les éléphants une dernière fois avant de rentrer à Chiang Mai, émerveillés pas la beauté et la puissance de ces animaux.

Temple What Doi Suthep.

Nous sommes allé visiter le temple What Doi Suthep à 15 km de la ville. Le Suthep est une montagne de 1676 mètres qui surplombe toute la ville de Chiang Mai et abrite un temple bouddhiste assez impressionnant puisqu’il est tout en or. Nous avons bien aimé le long escalier coloré qu’il fallait monter pour l’atteindre.

Passage à Sukothai

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Nous quittons la chaleur et la grande foule de Bangkok pour remonter tranquillement vers le nord du pays. Notre première escale : Sukothai, après 7h de bus. Le bus était très climatisé – vaut mieux ça que rien, et on avait même une télé avec des vidéos / sketches comiques, en Thaï bien sûr…Donc on n’a pas compris grand chose. Nous n’avons pas tout compris non plus quand on fait une pause de 20min, pour aller manger. Personne nous avait dit que le repas été compris. Du coup on s’est retrouvé à faire la queue comme tout le monde en descendant du bus, sans trop comprendre (encore), qu’on allait se retrouver quelques secondes plus tard avec un bol de nouilles entre les mains. C’était marrant sur le moment !

Une fois arrivé à Sukothai dans la soirée, nous avons loué un scooter pour une journée, afin de pouvoir aller dans la vielle ville avant l’arrivée de nombreux touristes. Nous nous sommes donc réveillés à 5h30 du matin et sommes arrivé sur le site… Avant même l’ouverture ! Nous avons donc eu les tickets n°1 et 2 du jour et avons visité le site vraiment en toute tranquillité, pour ne pas dire seuls!

 

Le site est immense, et donc conseillé de le faire à 2 roues (avec la chaleur qu’il faisait ce jour là, le scooter nous paraissait une bien meilleure option que le vélo…) ! La plupart des temples et vestiges de Sukothai n’ont toujours pas été découverts et déblayés.

Nous avons particulièrement aimé Wat Mahathat qu’on pouvait voir se refléter dans le petit bassin rempli de lotus roses qu’il y avait juste devant et Wat Sri Chum en dehors de l’enceinte, avec son bouddha assis de plus de 14 mètres de haut. Il parait qu’autrefois, un escalier menait jusqu’à la tête du bouddha, et que les conseillers du roi s’en servaient pour inciter les soldats à combattre, en leur faisant croire que le bouddha s’adressait directement à eux…

Nous avions choisi notre hébergement, grâce aux super commentaires des clients, lus sur le web. Et c’était vraiment une bonne pioche : chambre climatisée, excellentes pizzas faites maison, et cerise sur le gâteau : délicieuses glaces maison à la noix de coco et des mangues qui poussaient dans leur jardin, en accès libre ! Probablement les meilleures qu’on n’ait jamais mangées !

 

 

Ballade dans Bangkok : Wat Pho & Marché aux fleurs

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Ça y est on est arrivés en Thaïlande, dernier mois /pays de notre voyage !

Après une courte escale à Kuala Lumpur, en Malaisie, nous sommes arrivés à Bangkok. Nous avons de suite été marqués par la différence de température : il fait plus chaud qu’en Indonésie !

Une fois trouvé notre chambre pour les quelques jours ici, nous sommes sortis manger. Nous sommes entré dans le premier resto sur notre route, à quelques pas de notre base,  tellement nous avions faim. Après une délicieuse noix de coco bien fraîche, nos plats sont arrivés. Probablement le meilleur repas qu’on ait mangé depuis le début du voyage. C’était un restaurant végétarien et nous avons été bluffés par les saveurs qu’on y a gouté. On s’est rendu compte après manger que c’était aussi une école de cuisine végétarienne thaï plutôt réputée de la ville !

Nous sommes allés visiter le temple Wat Pho. Nous sommes restés ahuris devant l’immense statue de bouddha recouvert de feuilles d’or et allongée de 43 mètres de long et 15 mètres de haut. Cette statue représente le Bouddha sur son lit de mort (pourtant souriant), avant d’atteindre le Nirvana. Ce Boudhha est un peu à l’étroit, à l’intérieur d’un bâtiment. On ne le voit donc pas de l’extérieur et il est si long qu’il était vraiment difficile de le prendre en photo… Mais on a fait de notre mieux ! Le boudha a actuellement droit à une belle pédicure : le dessous des pieds était en effet en rénovation, donc on n’a pas pu voir cette partie de la sculpture qui est toute gravée.

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On en prend plein les yeux : l’immensité et l’or de la statue, mais aussi tous les détails de la peinture des murs, qui monte jusqu’au plafond. Et une fois sortis de là, ça continue avec d’autres petits temples aussi beaux les uns que les autres, avec leurs toitures colorées et dorées, et leur lignées de bouddhas…
Ce grand temple est encore bien vivant, puisque des moines y vivent et y prient continuellement. Nous avons pu en croiser quelques uns, dans leurs habits oranges et la tête rasée.

Nous nous sommes ensuite promenés dans l’immense marché aux fleurs juste à côté du quartier chinois. On y a vu un paquet de stand avec des gens qui préparaient des offrandes pour les vendre en suite. Le style des offrandes était différent de celles que l’on a vu en Indonésie, mais toutes aussi jolies.

Le lendemain, nous nous sommes littéralement perdus dans le quartier chinois, immense quartier plein de ruelles serrées replies de boutiques, stands, vendeurs ambulants…C’est vraiment l’image d’un grand Chinatown qu’on peut avoir en tête : des gens partout, des motos qui passent dans des ruelles piétonnes, des gadgets en tout genre, des copies de marques… Presque à chaque croisement de rue on peut tomber sur un vendeur de fruits / jus de fruits pressés sur sa petite carriole : jus de grenade, jus de passion, jus d’ananas… À tomber par terre !!!

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On a aussi été marqué par le bordel chaos des câbles électriques : le métier d’électricien à la ville doit demander beaucoup, beaucoup de patience !

Avant de poursuivre notre route, Jean est allé se faire couper les cheveux dans un petit salon de coiffure pour hommes. Nous avons particulièrement aimé la déco intérieure : de vieilles photos un peu fanées de vieilles coiffures accrochées au mur, à côté de cadres de moines complétement rasés…Ne parlant pratiquement pas anglais, il a fallu montrer une photo du doigt pour dire ce qu’on voulait. Jean a hésité, mais a finalement décidé de ne pas faire la coupe du moine…

Retour à Ubud et l’heure du bilan.

Pour nos deux derniers jours en Indonésie, nous avons décidé de retourner à Ubud. Nous avions beaucoup aimé la ville, ses jolis magasins de créateurs. Nous sommes retournés au même logement, chez Made et sa femme, leurs deux enfants et deux lapins. Ils étaient vraiment contents de nous revoir. Nous sommes également retournés au Kecak Café pour essayer d’autres plats sur la carte. Décidément, ils sont vraiment tous excellents !
Cette fois nous n’avons pas oublié de prendre une photo avec la super cuisinière!

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Pendant la journée, nous nous sommes dits qu’il serait temps (pour notre dernier jour) de tenter l’expérience d’un massage traditionnel balinais. Dans la tradition, les massages s’apprennent en famille, et se masser est un geste normal du quotidien.

Nous y sommes donc allé tous les deux, et après avoir lu quelques commentaires sur Internet (on a lu de tout…), nous avions un peu peur d’avoir mal. Nous sommes donc entrés dans le salon de coiffure / massage du bas de la rue.
Selon Jean, ce massage c’était comme « un bon match de rugby » : en sortant de là on se sent bien mais pendant ça fait quand même un peu mal. En commençant par les jambes, les pieds, puis le dos,  la masseuse appuie trop très fort sur les muscles. Et dés qu’elle trouve une tension musculaire, elle s’acharne un peu… On avait l’impression de craquer dans tous les sens! Mais on est sortis de là biens, relaxés même…

Puis, Adélaïde s’est dit qu’il serait pas mal de se faire couper les cheveux (on ne se rappelle même pas de la dernière fois…). Ce n’était peut être pas l’idée du siècle. La coiffeuse/masseuse semblait avoir une préférence, ou une spécialité…Et c’était pas la coiffure! L’étape du brushing était sûrement la plus drôle : elle tentait de me sécher/lisser les cheveux mais ne savait pas trop comment tenir le peigne, la brosse et le sèche cheveux en même temps. Du coup de temps en temps, le peigne et la brosse s’emmêlaient dans mes cheveux, donc ça lui arrivait de poser le sèche cheveux par terre pour démêler tout ça, les mains libres, plus tranquillement.

Bilan de l’Indonésie.
Notre mois passé en Indonésie est passé bien trop vite! C’est plutôt bon signe, certes, mais on serait bien restés quelques semaines de plus. C’est un pays immense qui compte tellement d’îles. La prochaine fois, nous irons voir Flores, Sumatra et bien d’autres îles que compte l’Indonésie.
Commençons donc par ce que nous avons moins aimé :

  • Cela nous est revenu plus cher qu’on l’imaginait à cause des transports entre les îles, ou d’un vol qu’on a du prendre pour aller d’une île à l’autre. Nous y étions pendant les vacances locales, donc les prix étaient un peu plus élevés.
  • Les gens fument partout, dans les bus publics, les ferry et même les aéroports. Voir des gens au guichet des compagne aérienne entrain de fumer et de nous vendre un billet en même temps est ce qui nous a le plus surpris.
  • Le traitement des déchets est un vrai problème dans ce beau pays. Il n’est pas rare de voir de beaux paysages gâchés par du plastique un peu partout.

Et ce que nous avons adoré :

  • La nourriture…On s’est vraiment régalé ! Entre les fruits, les plats de poisson frais, et les spécialités locales ! Il nous tarde un peu la Thaïlande, car à ce qu’il paraît, c’est encore meilleur !
  • La beauté et la diversité des paysages : passer de volcans aux plages magnifiques,  aux rizières incroyablement vertes, aux temples bouddhistes ou hindous et sans oublier les fonds marins (nous y avons quand même vu des tortues et des raies mantas! )
  • Les offrandes à Bali : à l’entrée des magasins, des restaurants, dans les taxis, sur des scooters, et un peu partout sur les trottoirs (d’ailleurs c’est un peu la mission de ne pas marcher dessus !) on peut retrouver des offrandes, des « segehans », ces petits paniers en feuille de palmiers contenant des fleurs, du riz, des biscuits… C’est un rituel religueux quotidien pour les balinais (souvent effectués par les femmes) assez beau à voir : aprés avoir versé quelques gouttes d’eau bénite du bout des doigts, elle allume un bâtonnet d’encens, et la fumée permet aux offrandes de monter pour atteindre les destinataires de l’offrande.
  • Les gens : dans les endroits un peu moins touristique (que le sud de Bali) , la rencontre est quand même assez facile : combien de fois on nous a arrêté dans la rue pour juste parler, pour savoir d’où on venait, ou pour complimenter le tatouage de Jean !

Sanur et Nusa Lembongan

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Nous avons choisi d’aller visiter cette île, certes plutôt touristique, pour ses sites de plongées sous-marine (et aussi pour nous reposer des efforts fournis ces derniers jours)! Nous avons pris le ferry de Java à Bali, puis avons négocié notre transport en bus local jusqu’à Bali Denpasar, et avons re-négocié un autre mini bus pour arriver à Sanur, la ville de Bali d’où partent les bateaux pour Nusa Lembogan qu’on a re-re-négocié aussi ! Nous avons trouvé un hébergement (bien plus cher que notre budget habituel pour bien plus pourri) Mais c’est l’inconvénient de se rapprocher des grosses zones touristiques… il faut payer bien plus cher pour avoir quelque chose de correct. Nous avons trouvé presque irréel de nous promener dans les rue du bord de mer de cette station balnéaire tranquille de Bali. C’était étrange de se retrouver dans un lieu comme ça, avec des bars tout beaux tout neufs, ambiance posée, restaurants sur la plage avec petites bougies partout, canapés et piscines à débordements…Faut dire que jusqu’à présent on avait essayé d’éviter. Du coup, on n’a même pas pris de photos…

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Après un trajet en bateau d’une demi heure, nous voilà donc sur la 6ème île que nous visitons en Indonésie (après Bali, Gili AIr, Gili Meno, Lombok, et Java). Sur les 17 504 que compte l’Indonésie au total. On a bien avancé, non ?!

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Et encore une fois, nous en avons profité pour faire quelque chose de nouveau : plongée sous marine avec raies mantas !!! La plongée restera mémorable. Nous avons commencé par aller à Manta Point et juste à la fin de la plongée, alors que nous pensions les avoir ratées, nous avons pu voir 6 belles raies mantas se promener autour de nous. Elles sont vraiment grandes, peuvent faire jusqu’à 3 mètres d’envergure. C’était vraiment impressionnant. Une fois les premières bouteilles (presque) terminées, nous avons fait une petite pause « thé et des gâteaux » sur le bateau. Puis, nous sommes allés plonger à Cristal Bay, au large de l’île Nusa Penida. Nous n’avions jamais vu autant de petits poissons. La mer était très claire aussi, et la visibilité très bonne.

Le jour suivant, nous avons loué un scooter pour explorer l’île, sa forêt de mangroves, et plusieurs petites baies plus belles les unes que les autres. La route était très mauvaise donc nous n’avons pas roulé à plus de 20km/h de toute la journée. Heureusement que l’île est petite. Despuis Nusa Lembongan, nous avons traversé le fragile pont pour aller sur une autre île : Nusa Ceningan. Il y avait pas mal de monde, piétons et scooters, parce que le pont est trop étroit pour les voitures de toute façon. Nous avons pu observer les villageois qui ramassaient les algues pour les vendre en chine et au japon où ils en font des cosmétiques. Après les avoir ramassées, ils les font sécher au soleil, et l’odeur était vraiment forte quand on passait en scooter à côté.

Après 4 jours à regarder de superbes couchers de soleil, et les enfants qui font voler leurs cerfs volants au bord de l’eau, nous allons retourner sur l’île de Bali pour y passer nos deux dernières nuits en Indonésie… déjà… !

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