Le volcan Kawa Ijen

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Nous avions 5 heures de route à faire depuis le pied du volcan Bromo, jusqu’au pied de Kawa Ijen. Le chauffeur de notre voiture roulait comme un fou, dépassait sans arrêt. La conduite en Indonésie est très différente de celle à laquelle on est habitués certes, mais nous avons vraiment eu peur avec ce chauffeur fou. Quand il nous a dit ‘nous arriverons dans 10 minutes », nous nous sommes sentis un peu soulagés en nous disant ‘c’est bientôt fini »… sauf que… À force de doubler comme un fou il a fini par toucher et faire tomber un scooter. Nous avons eu très très peur. Les deux femmes sur le scooter étaient au sol, tous les habitants se sont approchés, le chauffeur n’arrêtait pas de dire que c’était la faute du scooter (enfin c’est ce qu’on en a déduit parce qu’il ne parlait pas anglais). Deux policiers sont arrivés et l’un d’entre eux est monté en voiture avec nous pour nous raccompagner jusqu’à notre destination et conduire ensuite le chauffeur / chauffard au poste de police.
Après ces émotions, nous avons essayé de nous coucher le plus tôt possible. Nous avions trouvé le réveil à 2H30 difficile, mais à 12h40…Les yeux avaient du mal à se décoller, mais nous étions prêts (et presque frais) à 1h du matin pour attaquer l’ascension du volcan Kawa Ijen.

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Nous avons retrouvé notre guide ancien porteur de souffre qui nous a conduit au bord des flammes bleues. La marche pour y arrivait durait 1h30. Le début était assez facile (et très pentu) mais ensuite, nous sommes arrivés en haut du cratère où le passage est devenu beaucoup plus étroit, caillouteux et glissant. Mais en prenant son temps, on y arrive très bien. Ce qui nous a le plus marqué est le travail acharné des porteurs de souffre. Ils sont tous maigrichons, transportent des paniers en osier remplis de souffre qui pèsent entre 60 et 100 kilos sur leur épaules. Ils font le même chemin que nous avons emprunté, avec cette charge, deux fois par jours (certains en tongues !). Ils revendent chaque kilo de souffre pour 925 roupies. Une charge de 80 kilos leur rapporte donc moins de 80 000 roupies, soit 6,50€ !

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Une fois arrivés au plus près de la grosse flamme bleue, avec nos gros masques à gaz sur le nez, nous pouvions voir le travail de ceux qui préparent les paniers que les porteurs vont ensuite transporter jusqu’en bas du volcan. Certains ont des masques à gaz, et entrent dans la fumée du volcan pour extraire et préparer chaque morceau de souffre qui ira dans un panier d’un porteur. Tout simplement hallucinants ! Le souffre est d’un jaune intense ! On en a pris plein les yeux, dans tous les sens du terme (la poussière + le souffre) ! C’était une longue marche, mais le spectacle valait vraiment le coup.