Lac Atitlan : Santa Cruz La Laguna & Jaibalito

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Le troisième village que nous avions choisi de visiter autour du lac est Santa Cruz la Laguna. Nous avons pris la première « lancha » à 6h30 du matin. Ce sont de petits bateaux à moteurs qui traversent le lac pour transporter les gens d’un village à l’autre. La plupart des villages autour du lac ne sont de toute façon accessibles qu’en lancha. Nous avons commencé par visiter ce petit village tôt le matin. La vue depuis le haut du village est magnifique, mais elle se mérite. La pente était bien raide (et surtout longue) pour y arriver.
On a pu observer les enfants sortants de chez eux le cartable sur le dos pour aller à l’école, les autres sortant de chez eux pour aller travailler, seuls ou avec leurs parents.

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Depuis le toit de l’hôtel de ville, on pouvait voir des femmes qui mettaient des fruits à sécher sur les toits de leurs maisons.
Nous sommes redescendus à l’hôtel qui se trouvait à côté de l’embarcadère pour prendre le petit déjeuner et attendre Mikel, un ami du Pays Basque avec qui nous avions rdv. Nous l’avons vu arriver en Kayak juste sous nos yeux! Il nous a donné de nombreux conseils pour la suite du voyage. C’était la première fois que nous retrouvions quelqu’un de chez nous depuis le début de ce voyage !
Nous nous sommes ensuite retrouvés à Jaibalito, petit village à 30 minutes de marche de Santa Cruz. La marche était superbe et les points de vues sur le lac magnifiques.
Le petit village de Jaibalito a des rues toutes étroites et Mikel nous a raconté qu’il n’y avait qu’un seul « tuk-tuk » arrivé récemment au village, et que c’était donc le seul véhicule.
Nous avons mangé un bon repas allemand tous les trois avant de rentrer à Santa Cruz pour voir le beau coucher de soleil sur le lac Atitilan.

Le lendemain matin, le propriétaire de l’hôtel nous a fortement déconseillé d’aller au village San Juan comme nous avions prévu. Il y avait beaucoup de vent et il nous a expliqué que les vagues seraient énormes de l’autre côté du lac. Nous avons donc décidé de rentrer à Panajachel et de commencer notre sac pour notre départ du Guatemala.

Au final, nous serons resté 13 jours au Guatemala, un peu plus longtemps que prévu.
C’est un pays qui se visite assez facilement et assez rapidement.

 

Le Guatemala c’est fini pour cette fois-ci, alors voici notre bilan, très personnel, des deux semaines que nous y avons passé.

Ce qui nous a beaucoup plu :
– Les couleurs !  Il y en a partout : dans les marchés, sur les vêtements, dans les décos, sur les murs des maisons et des églises…
– La culture maya : ici aussi les différentes langues Maya perdurent : elle est la langue principale utilisée par la population, et l’espagnol passe vraiment en second.
– La faune, la flore et les paysages : vraiment exceptionnels !!!
– La tenue vestimentaire traditionnelle du village : chaque village a sa propre tenue, propres couleurs. Du coup à la fin du voyage, on pouvait reconnaître une femme de Todos Santos, de Chichi ou encore de Santa Cruz.
– Les gens : bien sûr le fait de parler parfaitement espagnol (on parle d’Adé ici) nous aide énormément à briser la glace, et de comprendre bien plus. Ils sont beaucoup à nous avoir parlé de leur vie, et des particularités de leur pays. Ils sont tout le temps de bonne humeur, et rient beaucoup.

Ce qui nous a moins plu :
– La nourriture : après être passé par le Mexique, la nourriture guatémaltèque nous a semblé moins varié et moins savoureuse. Par contre si vous adorez le poulet, l’avocat, les haricots noirs, et les tacos vous serez aux anges !
– La pauvreté : c’est la première fois du voyage qu’on voyait les enfants travailler, et d’autres demander à manger.
– Le fait de payer tout le temps : dés qu’une activité ou une sortie est intéressante, elle est obligatoirement accompagné d’un guide, et tout le temps payante à l’entrée. Pour nous qui aimons visiter par nous même, et nous retrouver seuls, on a du prendre sur nous pour rester groupés, souvent avec des touristes qui ne parlaient pas un mot, ou pire, qui portaient des chaussettes blanches avec des sandales par dessus.

Lac Atitlan : Panajachel & Santa Catarina Polopo

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Le trajet de Chichicastenango au Lac Atitilan restera mémorable. D’abord, nous sommes arrivés à la station de mini bus. Quand le mini bus est arrivé, les gens se sont précipités à l’intérieur et l’ont rempli en quelques secondes. Gênant de pousser des locaux avec des enfants sur le dos pour se frayer un chemin avec nos sac à dos et pouvoir entrer. Nous avons donc fait les timides et avons regardé deux bus se remplir sous nos yeux avant de tenter notre chance dans le troisième. Remplir les bus ou les mini bus est vraiment les remplir au premier sens du terme, c’est à dire jusqu’à ce qu’aucune personne ne puisse y entrer. Les gens sont debout, avec plus de la moitié du corps qui sors parfois du véhicule. Quand le collègue du chauffeur (celui qui récupère l’argent et qui fait entrer les gens) arrive à un arrêt et dit aux personnes qui attendaient : « il ne reste qu’une place », trois personnes ont réussi à entrer. Toute une expérience!

Après ce minibus, nous avons expérimenté ce que les américains appellent ici les « chicken bus ». Ce sont de beaux bus bien décorés à l’extérieur et bien remplis à l’intérieur. L’expérience de voyager en chicken bus peut être similaire à celle de voyager dans le tambour de la machine à laver. On est remué dans tous les sens, on fait des bonds sur place. Nous avons adoré voir des vendeurs / commerciaux vendre une « super crème pour le visage et corps » qu’il a fait tester à tout le bus pour qu’on voit à quel point elle « sentait bon » et qu’elle n’était pas trop grasse (Pour votre information, elle sentait quand même le produit pour nettoyer les toilettes).

Nous sommes arrivés à Panajachel, la ville la plus grande autour du lac Atitilan. C’est un peu une halte obligée pour le visiter. Lors d’une ballade au bord de l’eau, la chaussure d’Adélaïde s’est littéralement défaite. Heureusement, des locaux nous ont aidé a recoller les chaussures. Un enfant est allé à bicyclette à la « tiendra », pour aller chercher la colle forte et ils nous ont réparé ça en quelques minutes. Nous en avons profité pour leur demander conseils sur la suite de notre itinéraire.

L’après midi,nous sommes allés à San Catarina Polopo, autre village au bord du lac Atitlan où il y avait la fête locale. Nous avons fait les 8 km de montée et descente pour y aller en tuk-tuk. En arrivant sur place, nous avons vu deux scènes de concert et quelques manèges assez rudimentaires : une petite « grande » roue et 4 ou 5 trampolines, un stand de machines à jeu vidéos et des jeux en bois. Il y avait aussi de nombreux vendeurs ambulants et de glaces. Nous avons regardé les concerts un moment. Des personnages de fête sont apparus, avec de superbes costumes, tous différents les uns des autres et très colorés. C’était beau à voir.

Les femmes portent la tenue traditionnelle du village: jupes et huipiles (hauts) bleu verts très beaux avec parfois un turban sur la tête.

Et les hommes portent des pantacourts, aussi très beaux, dans les même tons de bleu / vert avec des détails rouges et une ceinture rouge.

Nous sommes rentrés de Santa Catarina Polopo à Panajachel en pick- up, c’est à dire entassés à l’arrière d’un 4×4, sans toit, assis les uns à côté des autres sur des petits bancs posés.

Chichicastenango

Après avoir appris à le prononcer, nous sommes arrivés dimanche, jour de marché à Chichicastenango – dit « Chichi », pour les intimes. La route pour y arriver était magnifique (malgré les trop nombreux virages et le style de conduite légèrement stressant des Guatemaltèques). Chichicastenango est une ville entourée de montagnes, surtout connue dans tout le pays pour son marché: le plus vaste du Guatemala.

De nombreuses familles indiennes descendent des montagnes aux alentours pour vendre leurs récolte ou leur artisanat. Il y a environ 2000 « stands » sans compter les vendeurs ambulants (on a même vu des gens vendre du dentifrice en criant : « Colgate ! Colgate ! Colgate! » prononcé ici « Colgaté ! Colgaté ! Colgaté! » ou encore de la mort aux rats en petit sachet, des cailloux, des rasoirs jetables…).

On y croise des commerçants ayant pignon sur rue qui ajoutent une table devant leur magasin, d’autres qui construisent des cabanes la veille pour y passer la nuit et y faire le stand le lendemain. L’ambiance de ce marché est extraordinaire et les couleurs magnifiques. Les guatémaltèques sont vraiment très fort dans l’art du tissage.
Une jolie église surprend par sa blancheur au milieu de ce grand bazar coloré. D’ailleurs, toutes les marches de l’église sont prises par les vendeurs de fleurs.

Un peu partout autour du parc central et dans les allées du marché, on croisait des enfants qui proposaient de cirer les chaussures. Nous avons été surpris de voir beaucoup d’enfants et d’ados se faire cirer les chaussures.
Evidemment, la règle d’or est le marchandage. De toute façon tous les vendeurs annoncent leur prix et disent « hay descentos », (il y a des réductions).

Cette ville est peuplé de Maya « quiche », et il est très très rare d’entendre les locaux parler espagnol. Dans l’église de Chichicastenango, nombreux rites précolombiens ont lieu. La religion Maya n’a pas du tout disparu à l’arrivée des Espagnols. Les prêtes et prêtresses maya sont aussi des médecines, conseillers en tout genre. Les rites qu’ils organisent se font dans les églises, les cimetières ou les temples maya.

À la fin de la journée, on pensait que tout le monde plierait bagages, et rentrerait. Mais la plupart sont restés, et les espaces libérés ont vite été remplis à nouveau par des stands de nourriture destinés à tous les commerçants du marché.

En fin de journée, Jean est allé se faire raser par un barbier pour la somme de 15 quetzales (1,5€). Nous avons beaucoup parlé avec lui. Il a 18 ans il a commencé à travailler dans salon de coiffure à l’âge de  15 ans, après sa formation qui a duré trois mois. Il travaille tous les jours de la semaine dans son petit salon avec son associé du même âge.
Sachant que les gens ici se mariaient très tôt, nous lui avons demandé si il était marié. Il a répondu que non, que lui préférait attendre même si la norme était de se marier autour de 15 ans.
Il nous a dit qu’à 18 ans, il assistait donc déjà aux premiers divorces de ses amis qui s’étaient mariés trop tôt et avaient déjà un ou deux enfants.

Antigua

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Nous avons pris un bus de Lanquin pour Antigua. Il a fallu toute la journée pour arriver à destination. Le jour de transport était plutôt bien choisi au final, puisqu’il pleuvait toute la journée.

Antigua est une ville magnifique. Les maisons ont des façades de différentes couleurs: bleues, rouges, jaunes, organes. Il n’y a pas de hauts bâtiments ce qui permet de toujours voir les trois volcans : « Agua », « Fuego » et « Acatenango » qui sont autour de la ville. La ville s’appelait auparavant Santiago et a été victime de nombreux tremblements de terres. Après celui de 1773, le gouvernement espagnol, fatigué de tout le temps reconstruire les bâtiments a décidé de choisir une nouvelle capitale au Guatemala : Guatemala Ciudad. C’est à ce moment là que les gens ont commencé à parler de Santiago comme de l’Antigua, ancienne capitale, et le nom est resté. D’ailleurs, la ville est construite autour de nombreuses ruines, qui sont, pour la plus part restées en l’état. Il est assez facile de les voir en se promenant dans la ville. C’est probablement la ville la plus touristique du Guatemala, une étape incontournable.

Les artisans sont donc très nombreux à proposer leurs créations dans les rues. On se fait aborder à tous les angles de rues pour des colliers, écharpes, flutes en bois, sculpture sur bois etc. En visitant une boutique, nous avons découvert que chaque village avait un code vestimentaire, des couleurs et motifs qui lui sont propres. Ces motifs sont reproduits sur les vêtements, les sacs et différents accessoires créés par la communauté. Les images qui reviennent souvent sont le maïs, élément de base de la cuisine et de la culture maya. On retrouve souvent le Quetzal, animal fétiche des guatémaltèques. Cet oiseau représente la liberté parce qu’il ne peut pas vivre en captivité plus d’une journée. Les fleurs et les étoiles sont également souvent représentés. Le porte à porte est très répandu. Les vendeurs de fruits, de lait, de pain, de journaux, fruits secs, d’eau, de tout en fait, viennent démarcher les particuliers comme les commerçants dans la rue. On a même vu un camion rempli d’ananas et de papayes faire le tour de la ville pour proposer des morceaux de fruits ou des fruits entiers pratiquement à chaque pas de portes.

Nous avons fait une excursion pour faire l’ascension du volcan Pacaya, à 1h15 de route d’Antigua. Lors de la montée, nous étions suivis par des locaux, ainsi que leurs chevaux, qui guettaient les plus flemmards fatigués pour leur proposer un service peu commun de taxi. L’excursion était vendue avec des photos de lave bien rouge et les guides disaient qu’il fallait apporter beaucoup d’eau parce qu’il faisait très chaud. Après 1h30 de marche avec des coupes vents, nous sommes arrivés à un point de vue venteux et parfois nuageux. Là où nous nous attendions à voir un champ de lave nous n’avons vu que de la roche magmatique à perte de vue, soit de la lave refroidie. Nous avons été un peu déçus sur le moment. Mais heureusement, la guide s’est rattrapée avec ses chamalow et ses branches pour les faire rôtir à la fumée du volcan. Jean a eu encore plus de chance parce qu’il a partagé son « barbecue naturel » avec le guide et sa brochette de saucisses. La vue depuis le haut du volcan était aussi très belle. On y voyait d’autres volcans, d’autres villes, dont Guatemala Ciudad, et une lagune.

Lanquin et Semuc Champey

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Nous avons pris un bus au départ d’El Remate pour arriver à Lanquin 8 heures après.

Nous avons sympathisé avec notre premier chauffeur (qui est en fait le gérant de notre hôtel). il nous a raconté son « histoire ». Il nous a expliqué que tous les guatémaltèques ou presque rêvaient d’aller vivre aux Etats-Unis. Alors qu’il avait déjà deux enfants, il a décidé de tenter sa chance de traverser la frontière illégalement. Pour cela, il lui a fallu payer l’équivalent de 8000 dollars américains à un « coyote » comme ils les appellent ici, ce qui est une somme astronomique pour eux. Le « coyote » a normalement des « plans » qui lui permettent de faire passer des gens au USA, en passant entre les mailles des nombreux filets de sécurité de l’immigration américaine.

Après quatre tentatives échouées, il s’est fait arrêter et emprisonner aux États-Unis pour une durée de trois mois. Il a fallu que sa familles trouve 8000 autres dollars pour le faire sortir de prison. D’après lui, sur 100 clandestins, 10 parviennent à passer la frontière. Finalement, de retour chez lui, il s’est occupé de son petit hôtel, et a su remonté la pente.

Il nous a décrit le peuple Guatémaltèque comme très uni et solidaire. Par contre avec un système politique / judiciaire tellement corrompu que personne au pays n’a confiance dans l’autorité. Si quelqu’un commet un crime, quelques pots de vins lui suffiront à éviter une lourde peine. Il pourrait s’en sortir avec quelques jours de prison.

C’est pourquoi, selon lui, les traditions ancestrales de punition par les villageois sont restés bien encrées. Elle permettent de garder un certaine justice ou du moins la crainte du châtiment par les autres villageois si l’on commet un crime grave (meurtre, un vol d’enfant). Par contre, le viol, même illégale, reste tabou et impuni, donc extrêmement répandu apparemment.

Les châtiments pour les criminels peuvent être les suivants: coups de fouet en public, on coupe les cheveux des femmes et on les chasse du village avec toute leur familles, on peut aller jusqu’à immoler vivant des personnes au milieu de la place publique. Il nous a précisé que ce genre de châtiments n’étaient pas quotidiens et que cela pouvait avoir lieu une fois par mois environ. Selon lui, même la police ne peut entrer sur la place pour empêcher de tels règlements. Les gens savent trop que la police ne fera qu’encaisser de l’argent et ne punira pas le criminel. Ils s’en chargent donc de manière assez terrifiante tout de même.

La route pour aller à Lanquin était belle, mais un peu longue. Partis de El Remate à 7h15, nous sommes arrivés à destination à 17h00. Les 17 derniers kilomètres (faits en 2 heures) étaient impressionnants : descente raide, piste avec d’énormes trous et roches disséminés. Le mini bus bougeait dans tous les sens…

Le soir même, au restaurant de l’hôtel, nous avons sympathisé avec un couple d’ hollandais, Lisa et Rick. Cela tombait bien, nous avions prévu de faire la même excursion le lendemain !

Nous sommes partis à 9 h du matin. La journée commençait par la visite de grottes. Mais attention, n’imaginez pas des grottes comme on a l’habitude de voir chez nous. Non, c’était plutôt un « parcours d’aventure extrême.

Le guide avait prévenu : mettez vous plutôt en maillot de bain…Pour visiter des grottes?

C’est très vite que nous avons compris que nous passerions plus de temps dans l’eau qu’hors de l’eau.

Le guide nous a fait des traces noires sur le visage à chacun avec du charbon de bois. C’était très sombre, éclairé à la lueur de la bougie que chacun tenait dans sa main. Il fallait parfois monter des « escaliers » ou escalader des murs assez raides. On n’avait pas toujours pied, donc il fallait essayer de nager en gardant la bougie hors de l’eau. On endentait les chauves-souris dans la grotte. Il fallait se plier en deux, voire en trois parfois, pour passer dans des trous et rejoindre une autre galerie. Il fallait vraiment pas être claustrophobe ou trop peureux. En arrivant à certaines étapes de la visite, le regard d’Adélaïde montrait qu’elle n’était pas rassurée du tout ! Surtout quand il a fallu passer dans un trou, dans lequel passait aussi une cascade assez puissante, qu’on ne voyait pas du tout ce qu’il y avait derrière. On a pris de grosses montées d’adrénaline ! La journée qu’on imaginait tranquille commençait bien !

Une fois sortis de la grotte, c’était le moment de monter en haut d’une balançoire et de se jeter à l’eau pour faire un grand saut dans la rivière.

Un de nous deux l’a fait … on vous laisse deviner lequel !

Après ça, nous avons descendu une rivière assez tranquille assis sur de grosses chambres à air poussés par le courant. Le moment était vraiment agréable, on pouvait prendre le temps d’admirer le paysage.

Quelques enfants ont commencé à nous proposer des bières depuis le bord de l’eau, en nous criant qu’on pourrait payer après.

C’est alors qu’un des petits est monté sur sa chambre à air, la glacière pleine de bières sur les jambes, pour nous proposer un service de livraison tout terrain. C’était drôle à voir!

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Après une rapide pause pour le repas, nous avons entamé une randonnée assez corsée pour monter au mirador et observer Semuc Champey depuis le haut. C’était une rando / escalade très sportive, mais la vue en valait vraiment la peine. C’était magnifique!

Une fois redescendus nous avons eu le temps de nous baigner dans chacune des superbes piscines naturelles que nous venions de contempler quelques 50 mètres plus haut. Les petits poissons présents dedans sont même venus nous enlever les peaux mortes sur les pieds ! Une pédicure gratuite en prime ! C’était agréable, mais ça chatouille !

Nous sommes rentrés crevés d’avoir fait tant de sport mais heureux d’avoir passé une trop bonne journée et vu de si belles choses !

El Remate et Tikal

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Après 7 heures de bus qui ont finalement pris 10h, ainsi que plusieurs frontières passées dans la journée (sortie du Mexique, entrée au Bélize, sortie du Bélize, entrée au Guatemala) nous sommes arrivés au petit village El Remate.

C’est un endroit très calme où tous les piétons nous saluent avec un grand sourire. Même certaines personnes en voiture ou sur une moto nous font des signes de la main pour nous faire un coucou.

On s’est ballades au bord du lac et nous avons observé des personnes qui y faisaient leur toilette, juste à côté de personnes qui lavaient leur linge et d’autres qui pêchaient avec une cage en fer. Dans ce village, les cochons se promènent en liberté, et les locaux nous assuré qu’ils savaient toujours rentrer chez eux.

Le coucher de soleil était exceptionnel. Un des premiers du voyage qui sera vraiment mémorable. Le rose était si intense qu’on n’en a jamais vu de pareil.

Au Guatemala, les plats ne sont pas épicés à la base, et le piment est toujours servi à part. En fonction de ce que nous avons vu pour le moment, les prix du logement et de la nourriture sont encore plus bas qu’au Mexique. Le taux de change est très facile à calculer puisqu’il suffit d’enlever un 0 au montant en quetzal (monnaie guatémaltèque) pour obtenir l’équivalent en euro.

Le quetzal est en fait le nom d’un oiseau qui symbolise le pays. C’est un oiseau sacré pour les maya, qui a une queue en forme de deux serpents collés qui volent. (avec un peu d’imagination quand même)

Nous avons, pour la première fois du voyage pris un tour guidé pour le lendemain matin. Luis, notre guide, nous avait assuré que le tour qui partait de l’hôtel à 3H30 du matin valait vraiment la peine et il ne s’est pas trompé.

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En fait, Tikal est le seul site précolombien a accepter les visites nocturnes à condition d’y aller avec un guide.

Voir le lever du soleil depuis le haut d’une pyramide est un spectacle incroyable.

Le système astral et mathématique étaient si bien maîtrisés qu’à chaque solstice, un des différentes pyramides était éclairée. C’est fou de réaliser ce dont les maya ont été capables de construire sans les moyens que nous avons aujourd’hui.

Mais l’aventure a commencé bien avant : une fois réveillés (à 2h55) et préparés (anti moustique, pantalons, chaussures de marche, appareil photo, de quoi grignoter et de l’eau), nous sommes allés attendre le mini bus avec Luis, notre guide.

Une fois arrivé sur le site, nous avons marché une quarantaine de minutes dans la jungle durant la nuit. Les cris des animaux donnaient la chair de poule… Le sentiment d’être complètement encerclés par une jungle si vivante était assez magique.

De temps en temps, le guide s’arrêtait pour nous montrer d’énormes araignées. Impossible de dénombrer la quantité de cris d’animaux différents que nous avons pu écouter en si peu de temps… ni de tous les identifier. Mais c’était méga impressionnant!

Et sincèrement, nous n’aurions pas eu le cran de le faire seul, sans guide (de toute façon c’est impossible d’entrer seul) parce que les bruits de la forêt étaient flippants. Surtout parce qu’on ne voyait pas trop où on marchait.

Une fois arrivé en haut de la pyramide, nous nous sommes tous posés sur les marche les plus hautes pour attendre le lever du soleil. Le temps était un peu brumeux mais ça ajoutait à la magie du spectacle. Peu à peu, les nuages se dégageaient pour laisser voir les autres pyramides et monuments du site. Inoubliable !

Au cours de la ballade, nous avons vu différents types de signes sauter d’arbre en arbre, une mygale, des fourmis multicolores et apparemment très dangereuses, un toucan, un oiseau de la famille du Quetzal.

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Le guide nous a montré plein d’arbres et de plantes plus belles les unes que les autres. Nous avions l’impression d’être les « chouchous » du guide, qui nous appelait en tout premier dès qu’il voyait un oiseau ou un animal à voir.

Comme quand nous étions allés à Chichen Itza, nous avons pu voir les gens arriver en masse à l’heure où nous sommes sortis du site.

Tikal est sans aucun doute le site archéologique Maya que nous avons préféré. Il est majestueux, on peut monter sur les pyramides, on a pu y aller de nuit et observer tant d’animaux en si peu de temps. Cette visite nocturne un peu plus chère que la visite normale valait vraiment la peine d’être vécue. Une superbe première journée au Guatemala!