Retour à Ubud et l’heure du bilan.

Pour nos deux derniers jours en Indonésie, nous avons décidé de retourner à Ubud. Nous avions beaucoup aimé la ville, ses jolis magasins de créateurs. Nous sommes retournés au même logement, chez Made et sa femme, leurs deux enfants et deux lapins. Ils étaient vraiment contents de nous revoir. Nous sommes également retournés au Kecak Café pour essayer d’autres plats sur la carte. Décidément, ils sont vraiment tous excellents !
Cette fois nous n’avons pas oublié de prendre une photo avec la super cuisinière!

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Pendant la journée, nous nous sommes dits qu’il serait temps (pour notre dernier jour) de tenter l’expérience d’un massage traditionnel balinais. Dans la tradition, les massages s’apprennent en famille, et se masser est un geste normal du quotidien.

Nous y sommes donc allé tous les deux, et après avoir lu quelques commentaires sur Internet (on a lu de tout…), nous avions un peu peur d’avoir mal. Nous sommes donc entrés dans le salon de coiffure / massage du bas de la rue.
Selon Jean, ce massage c’était comme « un bon match de rugby » : en sortant de là on se sent bien mais pendant ça fait quand même un peu mal. En commençant par les jambes, les pieds, puis le dos,  la masseuse appuie trop très fort sur les muscles. Et dés qu’elle trouve une tension musculaire, elle s’acharne un peu… On avait l’impression de craquer dans tous les sens! Mais on est sortis de là biens, relaxés même…

Puis, Adélaïde s’est dit qu’il serait pas mal de se faire couper les cheveux (on ne se rappelle même pas de la dernière fois…). Ce n’était peut être pas l’idée du siècle. La coiffeuse/masseuse semblait avoir une préférence, ou une spécialité…Et c’était pas la coiffure! L’étape du brushing était sûrement la plus drôle : elle tentait de me sécher/lisser les cheveux mais ne savait pas trop comment tenir le peigne, la brosse et le sèche cheveux en même temps. Du coup de temps en temps, le peigne et la brosse s’emmêlaient dans mes cheveux, donc ça lui arrivait de poser le sèche cheveux par terre pour démêler tout ça, les mains libres, plus tranquillement.

Bilan de l’Indonésie.
Notre mois passé en Indonésie est passé bien trop vite! C’est plutôt bon signe, certes, mais on serait bien restés quelques semaines de plus. C’est un pays immense qui compte tellement d’îles. La prochaine fois, nous irons voir Flores, Sumatra et bien d’autres îles que compte l’Indonésie.
Commençons donc par ce que nous avons moins aimé :

  • Cela nous est revenu plus cher qu’on l’imaginait à cause des transports entre les îles, ou d’un vol qu’on a du prendre pour aller d’une île à l’autre. Nous y étions pendant les vacances locales, donc les prix étaient un peu plus élevés.
  • Les gens fument partout, dans les bus publics, les ferry et même les aéroports. Voir des gens au guichet des compagne aérienne entrain de fumer et de nous vendre un billet en même temps est ce qui nous a le plus surpris.
  • Le traitement des déchets est un vrai problème dans ce beau pays. Il n’est pas rare de voir de beaux paysages gâchés par du plastique un peu partout.

Et ce que nous avons adoré :

  • La nourriture…On s’est vraiment régalé ! Entre les fruits, les plats de poisson frais, et les spécialités locales ! Il nous tarde un peu la Thaïlande, car à ce qu’il paraît, c’est encore meilleur !
  • La beauté et la diversité des paysages : passer de volcans aux plages magnifiques,  aux rizières incroyablement vertes, aux temples bouddhistes ou hindous et sans oublier les fonds marins (nous y avons quand même vu des tortues et des raies mantas! )
  • Les offrandes à Bali : à l’entrée des magasins, des restaurants, dans les taxis, sur des scooters, et un peu partout sur les trottoirs (d’ailleurs c’est un peu la mission de ne pas marcher dessus !) on peut retrouver des offrandes, des « segehans », ces petits paniers en feuille de palmiers contenant des fleurs, du riz, des biscuits… C’est un rituel religueux quotidien pour les balinais (souvent effectués par les femmes) assez beau à voir : aprés avoir versé quelques gouttes d’eau bénite du bout des doigts, elle allume un bâtonnet d’encens, et la fumée permet aux offrandes de monter pour atteindre les destinataires de l’offrande.
  • Les gens : dans les endroits un peu moins touristique (que le sud de Bali) , la rencontre est quand même assez facile : combien de fois on nous a arrêté dans la rue pour juste parler, pour savoir d’où on venait, ou pour complimenter le tatouage de Jean !

Sanur et Nusa Lembongan

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Nous avons choisi d’aller visiter cette île, certes plutôt touristique, pour ses sites de plongées sous-marine (et aussi pour nous reposer des efforts fournis ces derniers jours)! Nous avons pris le ferry de Java à Bali, puis avons négocié notre transport en bus local jusqu’à Bali Denpasar, et avons re-négocié un autre mini bus pour arriver à Sanur, la ville de Bali d’où partent les bateaux pour Nusa Lembogan qu’on a re-re-négocié aussi ! Nous avons trouvé un hébergement (bien plus cher que notre budget habituel pour bien plus pourri) Mais c’est l’inconvénient de se rapprocher des grosses zones touristiques… il faut payer bien plus cher pour avoir quelque chose de correct. Nous avons trouvé presque irréel de nous promener dans les rue du bord de mer de cette station balnéaire tranquille de Bali. C’était étrange de se retrouver dans un lieu comme ça, avec des bars tout beaux tout neufs, ambiance posée, restaurants sur la plage avec petites bougies partout, canapés et piscines à débordements…Faut dire que jusqu’à présent on avait essayé d’éviter. Du coup, on n’a même pas pris de photos…

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Après un trajet en bateau d’une demi heure, nous voilà donc sur la 6ème île que nous visitons en Indonésie (après Bali, Gili AIr, Gili Meno, Lombok, et Java). Sur les 17 504 que compte l’Indonésie au total. On a bien avancé, non ?!

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Et encore une fois, nous en avons profité pour faire quelque chose de nouveau : plongée sous marine avec raies mantas !!! La plongée restera mémorable. Nous avons commencé par aller à Manta Point et juste à la fin de la plongée, alors que nous pensions les avoir ratées, nous avons pu voir 6 belles raies mantas se promener autour de nous. Elles sont vraiment grandes, peuvent faire jusqu’à 3 mètres d’envergure. C’était vraiment impressionnant. Une fois les premières bouteilles (presque) terminées, nous avons fait une petite pause « thé et des gâteaux » sur le bateau. Puis, nous sommes allés plonger à Cristal Bay, au large de l’île Nusa Penida. Nous n’avions jamais vu autant de petits poissons. La mer était très claire aussi, et la visibilité très bonne.

Le jour suivant, nous avons loué un scooter pour explorer l’île, sa forêt de mangroves, et plusieurs petites baies plus belles les unes que les autres. La route était très mauvaise donc nous n’avons pas roulé à plus de 20km/h de toute la journée. Heureusement que l’île est petite. Despuis Nusa Lembongan, nous avons traversé le fragile pont pour aller sur une autre île : Nusa Ceningan. Il y avait pas mal de monde, piétons et scooters, parce que le pont est trop étroit pour les voitures de toute façon. Nous avons pu observer les villageois qui ramassaient les algues pour les vendre en chine et au japon où ils en font des cosmétiques. Après les avoir ramassées, ils les font sécher au soleil, et l’odeur était vraiment forte quand on passait en scooter à côté.

Après 4 jours à regarder de superbes couchers de soleil, et les enfants qui font voler leurs cerfs volants au bord de l’eau, nous allons retourner sur l’île de Bali pour y passer nos deux dernières nuits en Indonésie… déjà… !

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Le volcan Kawa Ijen

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Nous avions 5 heures de route à faire depuis le pied du volcan Bromo, jusqu’au pied de Kawa Ijen. Le chauffeur de notre voiture roulait comme un fou, dépassait sans arrêt. La conduite en Indonésie est très différente de celle à laquelle on est habitués certes, mais nous avons vraiment eu peur avec ce chauffeur fou. Quand il nous a dit ‘nous arriverons dans 10 minutes », nous nous sommes sentis un peu soulagés en nous disant ‘c’est bientôt fini »… sauf que… À force de doubler comme un fou il a fini par toucher et faire tomber un scooter. Nous avons eu très très peur. Les deux femmes sur le scooter étaient au sol, tous les habitants se sont approchés, le chauffeur n’arrêtait pas de dire que c’était la faute du scooter (enfin c’est ce qu’on en a déduit parce qu’il ne parlait pas anglais). Deux policiers sont arrivés et l’un d’entre eux est monté en voiture avec nous pour nous raccompagner jusqu’à notre destination et conduire ensuite le chauffeur / chauffard au poste de police.
Après ces émotions, nous avons essayé de nous coucher le plus tôt possible. Nous avions trouvé le réveil à 2H30 difficile, mais à 12h40…Les yeux avaient du mal à se décoller, mais nous étions prêts (et presque frais) à 1h du matin pour attaquer l’ascension du volcan Kawa Ijen.

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Nous avons retrouvé notre guide ancien porteur de souffre qui nous a conduit au bord des flammes bleues. La marche pour y arrivait durait 1h30. Le début était assez facile (et très pentu) mais ensuite, nous sommes arrivés en haut du cratère où le passage est devenu beaucoup plus étroit, caillouteux et glissant. Mais en prenant son temps, on y arrive très bien. Ce qui nous a le plus marqué est le travail acharné des porteurs de souffre. Ils sont tous maigrichons, transportent des paniers en osier remplis de souffre qui pèsent entre 60 et 100 kilos sur leur épaules. Ils font le même chemin que nous avons emprunté, avec cette charge, deux fois par jours (certains en tongues !). Ils revendent chaque kilo de souffre pour 925 roupies. Une charge de 80 kilos leur rapporte donc moins de 80 000 roupies, soit 6,50€ !

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Une fois arrivés au plus près de la grosse flamme bleue, avec nos gros masques à gaz sur le nez, nous pouvions voir le travail de ceux qui préparent les paniers que les porteurs vont ensuite transporter jusqu’en bas du volcan. Certains ont des masques à gaz, et entrent dans la fumée du volcan pour extraire et préparer chaque morceau de souffre qui ira dans un panier d’un porteur. Tout simplement hallucinants ! Le souffre est d’un jaune intense ! On en a pris plein les yeux, dans tous les sens du terme (la poussière + le souffre) ! C’était une longue marche, mais le spectacle valait vraiment le coup.

Volcan Bromo

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En prévoyant d’aller visiter ce volcan, nous avions un peu peur d’être confrontés au tourisme de masse, car il s’agit d’une des étapes les plus populaires de l’île. Nous sommes arrivés au village de Cemon Lawang (au pied du volcan) en fin d’après-midi après 5h de train et 4h de voiture, avec un peu de fourmis dans les jambes. Il faisait plus frais là haut. Nous sommes tout de suite allés nous promener dans le village. Toutes les pentes des montagnes environnantes sont couvertes de plants de légumes : tomates, choux, oignons, piments…Faut dire que la terre volcanique est très fertile !
Nous sommes passés plusieurs fois devant une camionnette remplie d’enfants qui avaient l’air amusés de nous croiser et nous criaient des « Hello », avant d’exploser de rire. Nous avions l’impression que c’était presque la garderie du moment, ou plutôt le tour de manège gratuit : les enfants faisaient trainer des bouteilles en plastiques accrochées à des ficelles pendant que le camion était en route, ce qui avait l’air de beaucoup amuser ces petits.

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Le réveil était un peu dur… à 2H30 du matin ! Nous avons rencontré notre guide à 3h, qui nous a proposé de nous amener dans un endroit proche du point de vue principal, mais beaucoup moins fréquenté. Génial! Nous avions trop peur de nous retrouver en plein milieu d’une immense foule pour regarder le soleil se lever. Nous sommes arrivés sur le site et il n’y avait que 5 personnes. Au point de vue principal (un peu plus haut), il y avait au minimum 500 Jeeps (dans lesquelles entre 2 et 6 personnes étaient montées). Ce qui fait un minimum de 2000 personnes (et encore on donne les chiffres les plus bas) !

À 30 ans, la vie nous sourit!

Bref, nous étions plutôt bien placés pour regarder le magnifique spectacle naturel. Une jolie manière de marquer les 30 ans de Jean! Après le lever du soleil, nous sommes allés voir quelques autres points de vue, puis avons été voir le cratère. C’est à ce moment là qu’on s’est rendu compte qu’il y avait vraiment du monde sur le site. Et encore, nous avions bien trainé à prendre des dizaines, ou plutôt des centaines de photos un peu partout avant d’arriver au cratère, ce qui a laissé le temps au « gros peloton » de passer sa route. Et tant mieux pour nous. Un petit masque (type masque de chirurgien) était nécessaire pour ne pas manger de la poussière. Il y avait des chevaux pour les touristes fatigués ou fainéants, qui marchaient dans le sable et faisaient se lever toute la poussière…
Donc nous avons marché, puis monté les 250 marches et sommes arrivés en haut du cratère, qui apparemment faisaient beaucoup de bruit ce jour là. Le bruit ressemblait à celui d’une énorme cascade et l’odeur de souffre était très forte. Nous sommes ensuite rentrés à Cemoro Lawang pour une douche (nous étions noirs de poussière) et un petit déjeuner (le typique Nasi Goreng : riz frit servi avec un oeuf au plat très cuit). Puis, nous avons pris la route, un peu fatigués, pour se rapprocher d’un autre volcan, le Kawa Ijen.

Yogyakarta et la visite des temples Pramaban et Borobudur

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Nous avons pris un vol de Lombok à Java avec une escale à Bali. Et on a bien cru qu’on seraient « bloqués » une nuit à Bali tellement le temps était serré entre les deux vols. Mais le plus drôle, après avoir traversé l’aéroport de Bali le plus rapidement possible, tout essoufflés, quand nous nous sommes présentés au comptoir d’enregistrement et que… la compagnie aérienne avait changé la porte d’embarquement. (mais pas sur les panneaux) Bref, retour à la case départ, second sprint dans l’aéroport.
Nous avons également bien galère une fois arrivés à Yogyakarta pour trouver l’hébergement qu’on avait loué sur Internet. Très peu de personnes parlaient anglais, on avoue s’être sentis un peu coincés. Nous avons finalement suivi un vieil homme (qui n’avait pas l’air de savoir plus que nous où nous allions), qui a demandé son chemin à une fille qui passait par cette mini ruelle en scooter, qui nous a conduit jusqu’à la porte d’entrée de la maison que nous cherchions…enfin!

Le lendemain, nous nous sommes promenés en ville dans Yogyakarta, nous y avons vu plein d »oeuvres d’arts assez contemporaines et très artisanales à la fois installées dans les rues. La ville est très créative et jeune, et il y a 55 universités à Jogya (surnom de la ville). Les rues sont bondés de scooter et de genre de vélo pousse-pousse que les conducteurs appellent ‘helicopter ».

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Nous avons pris un transport locaux pour aller voir le temple de Prambanan. Nous avons bien failli nous faire arnaquer de 15 euros pour l’entée groupée des deux temples que nous voulions voir dans le coin. Par chance, nous n’avions pas assez de cash sur nous, et pas non plus la carte bleue, donc le caissier s’est résigné à nous faire payer le vrai prix, inscrit sur les tickets.

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Ce temple est le plus grand temple hindouiste d’Indonésie. Il est dédié aux dieux Brahma , Vishnu et Shiva. Les trois temples centraux sont dédiés au créateur (Brhama), au préserveur, (Vishnu) et au destructeur (Shiva). Il y a des gravures partout sur les côté des temples, qui racontent l’histoire de Ramayana et de Bhaga.

Le lendemain matin, nous nous sommes levés à 5h du matin pour prendre un bus local pour aller visiter le temple de Borobodur. Ce qui est marrant ici, ce sont les arrêts de bus…En forme d’estrade ! Et aussi en plus du chauffeur, ils ont un « ouvreur de porte » qui dit, même récite les noms des arrêts de bus (oui il faut de la mémoire !).

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Adé sur le podium, enfin…l’arrêt de bus !

Nous savions qu’il y avait environ une heure de route (et un peu plus en transport en commun). Nous avons donc pris un bus jusqu’à un premier terminus, puis un mini bus bondé qui nous a déposé à 1 km du temple. Nous n’avons pas regretté le réveil matinal. Nous sommes arrivés avant la grosse masse touristique et avons pu profiter de la beauté du lieu tranquillement avec quelques autres matinaux quand même.

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Borobudur est un des plus grand temples bouddhistes du monde. Le temple est à la fois un sanctuaire dédié au Bouddha ainsi qu’un lieu de pèlerinage bouddhiste. Borobudur est en fait, une Pyramide à base carrée (en fait les 6 premiers étages sont carrés) mais avec trois derniers étages circulaires. Les derniers étages sont particulièrement intéressants car on y trouve plusieurs centaines de cloches contenant des statues de bouddhas avec les jambes croisées, en position du lotus à l’intérieur.

Au cours de la ballade, deux jeunes filles se sont approchées de nous pour commencer à nous parler en anglais. Ce sont des lycéennes qui ont un programme spécial d’anglais renforcé. Elles étaient en plein « voyage linguistique » afin de perfectionner leur anglais. Plutôt que de les envoyer dans des pays anglophones, l’école les fait voyager dans les lieux les plus touristiques de leur pays. Elles sont donc restées une semaine entière a essayer de parler avec le plus de touristes possible à Prambanan avant d’aller à Borobudur pour faire la même chose. Elles connaissent donc le lieu par cœur. La seule difficulté pour elle consistait à expliquer aux touristes un peu réticents qu’elles n’étaient pas là pour vendre quoi que ce soit, et qu’elles étaient juste des étudiantes qui voulaient parler anglais. Et effectivement, c’était juste de gentilles étudiantes qui voulaient essayer de parler le plus possible. Elles nous ont demandé notre adresse email, et d’écrire une appréciation sur leur niveau d’anglais sur le cahier que chacune tenait dans les mains. À la fin de leur « stage de pratique », le professeur les notera aussi sur les résultats du cahier. C’était assez drôle d’écouter leurs questions plus ou moins préfabriquées mais plutôt marrantes : Quel est ton hobby? Pouvez-vous me parler de la tour Eiffel? …

Kuta Lombok et ses environs

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Nous sommes arrivés en bateau puis taxi depuis l’île de Gili Meno jusqu’à Kuta Lombok. Nous avons trouvé un hébergement plutôt très rustique et pas cher du tout pour la première nuit. En arrivant dans la chambre, nous avons réalisé que notre chargeur d’ordi ne marchait plus. Voilà donc notre activité de ce premier après midi à Kuta : faire 2h de route pour aller à Mataram, et aller acheter (et bien sur négocier) un « faux » chargeur apple. Sinon, plus d’articles et plus de photos jusqu’à notre retour (les boules…) !
Notre hébergement était vraiment pas cher, mais…. le lendemain matin nous étions prêts à débourser un peu plus pour aller dans un endroit beaucoup plus confortable. Pour le coup, nous avons trouvé un super plan: Sasak Homestay. Un endroit absolument magnifique, construit par le propriétaire suisse et sa femme indonésienne. Nous avons loué un scooter pour trois jours afin de pouvoir visiter les environs.
Après une ballade dans Kuta, nous avons démarré en direction de l’ouest, connu pour ses belles plages presque désertes et presque propres. Nous sommes allés au plus loin pour revenir vers Kuta et avons vu la plage de Selong Blanak. Nous y sommes restés un moment, le temps de se baigner plusieurs fois. Nous avons adoré voir les centaines de tous petits crabes transparents qui se promenaient sur le sable et rentraient aussi vite que possible dans les trous qu’ils y avaient fait dès que quelqu’un s’approchait.

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Nous avons ensuite pris la route pour la plage de Mawi. Un spot de surf pour les confirmés tellement les vagues sont énormes. Cela dit, seul un fou (et surtout très doué) s’était aventuré à l’eau et environ 15 autres surfeurs le regardaient. La route pour arriver à cette plage était interminable et vraiment en mauvais état. Nous nous sommes arrêté manger dans un super bon restaurant, avec une vue magnifique sur la plage de Mawi : thé glacé à la citronnelle, jus de melon, poisson frais, crevettes… Miam!
La dernière plage que nous avons visité ce jour là s’appelle Mawun. Elle était vraiment super belle et y sommes restés un moment. Nous sommes montés sur les collines qui l’entourent pour avoir une meilleure vue. Les indonésiens (dont 90% sont musulmans) se baignent complètement habillés, adultes comme enfants. Comme beaucoup d’entre eux ne savent pas nager, ils restent au bord de l’eau et se laissent pousser par les vagues en riant. Le spectacle est quand même assez marrant.

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Le soir, nous avons fait un repas tous ensemble, avec nos hôtes et l’autre locataire du Sasak Homestay. C’était vraiment sympa.
Le jour suivant, nous avons commencé par aller à l’aéroport pour s’acheter un vol pour l’île de Java. Internet est plutôt mauvais ici, et même si nous arrivons à trouver une connexion assez bonne, la compagne aérienne n’accepte pas les cartes de paiement étrangères. Donc nous avons payé notre vol cash, ce qui faisait pas mal de milliers de rupiah et beaucoup de billets. (2 270 000 rupiah pour être plus précis)
Le jour suivant, nous avons voulu explorer les plages et paysages à l’est de Kuta Lombok. Ces plages étaient très belles. Nous sommes également montés sur la colline environnante et y avons vu un singe qui se promenait par là. La quinzaine de minutes qu’il nous faut en scooter pour faire le trajet est toujours mémorable. Des chiens, poules, coqs et poussins, vaches ou signes, traversent la route à n’importe quel moment (ils n’ont pas de passage protégé faut dire), les enfants qui marchent au bord de la route font toujours de grands sourires en criant « Hello! ».

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Nous nous sommes sentis comme à la maison à Kuta Lombok, et aurions facilement pu y rester un mois. La chambre dans laquelle nous étions était reposante, le jardin qui l’entourait aussi, les plages aux alentours magnifiques. Seul hic, il y a quand même beaucoup de déchets par terre un peu partout dans la ville et sur les plages. Un bon gros nettoyage (quotidien) ne ferait vraiment pas de mal. Un peu triste tout de même!

Les îles Gili Air & Gili Meno

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Nous avons quitté le village d’Amer (et l’île de Bali) en « speed boat ». Dès que nous sommes arrivés sur le port à 9h, nous avons compris que la journée ne serait pas si simple qu’on se l’était imaginée. Nous avions réservé un logement pour trois nuits à Gili Meno, la plus petite île (et la moins touristique) des trois îles Gili. La traversée en bateau était plutôt mouvementée parce qu’il y avait pas mal de vagues entre Bali et les îles Gili. Tout se passait plutôt bien jusqu’à ce que le passager assis juste derrière Adélaïde n’ouvre (et ne brise) la fenêtre du bateau. Elle avait des mini morceaux de verre partout dans les cheveux, dans la robe, sur la peau… La seule solution pour s’en débarrasser à été de se mettre à l’eau toute habillée. Plus de peur que de mal, deux mini égratignures qu’on ne voit déjà plus.
Une fois arrivés à Gili Air, nous avons acheté nos billets pour le seul départ vers Gili Meno de l’après midi, à 15h. Oui, parce qu’en arrivant au port, le matin même, on nous avait expliqué qu’il n’y avait pas de bateau qui faisait directement Amed / Gili Meno (bien que nous ayons acheté ce trajet et que ce soit écrit noir sur blanc sur notre ticket.
Entre temps nous avons bien profité de quelques belles heures de baignades dans les eaux claires de Gili Air, et avons fait un peu de snorkeling et mangé au bord de l’eau. En bref, y’a pire comme attente!
Une fois arrivés à Gili Meno, nous avons trouvé notre chambre pour les trois prochains jours : super jolie, toute en bois, avec une belle grosse moustiquaire au dessus du lit.  C’est un bungalow en bambou, et pour la première fois de notre voyage… y’a la clim’ dedans! Le propriétaire nous a retrouvé sur le chemin, à vélo. Il faut dire que sur l’ île, il n’y a pas d’autres moyens de locomotion que les vélos et les charrettes tirées par un cheval. Sahar, le proprio nous a accueilli avec deux verres de jus d’orange frais pressés quand nous avons posés nos sacs!

La vie sur Gili Meno était plutôt simple : snorkel, baignade, jus de fruits et repas en bord de mer, dégustation de fruits (mangues, mangoustan, noix de cocos…) et repos. Le premier jour, nous avons fait le tour de l’île à pied. C’était assez facile, puisqu’on a fait le tour complet en 1H30 (sans compter les pauses baignades). Au cours de la ballade, nous avons rencontré une personne qui s’occupait d’un petit centre de protection des tortues. Ils ramassent les œufs sur la plage, nourrissent et font grandir les tortues jusqu’à leur 8 mois, et enfin les relâchent dans la mer. Ainsi, ils augmentent le nombre de tortues qui est grandement en baisse à cause des prédateurs naturels et de la pollution humaine.  Aprés quelques mots échangés, elle nous a ensuite présenté son mari, un pêcheur qui nous a proposé un bon prix pour nous amener faire un tour de l’île en bateau, pour faire du snorkel le lendemain. « Avec moi, on a toujours de la chance » tel était son argument de vente, et en effet… C’était royal ! Nous étions que tous les deux sur le bateaux et avons très bien vu des tortues de toutes les tailles (facilement 8 ou 9 !) et d’autres spots de plongée tous aussi magnifiques! On en a prix plein les yeux!!!

Amed & Tulamben

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Nous avons quitté la ville d’Ubud en bus, pour aller vers Amed. Nous nous étions renseignés avant et avions vu qu’il n’y avait que 86 km entre les deux villes. Donc nous avions plus où moins planifiée une heure d’arrivée. Sauf que, lors de notre premier arrêt, nous avons réalisé que nous étions redescendus vers le sud, au sud de Denpasar même, qui est à environ une heure au sud d’Ubud (pratique sachant qu’on voulait aller en direction du Nord). Bref, nous sommes quand même bien arrivés à Amed, et avons trouvé notre chambre chez un pêcheur du village et sa famille. L’endroit était parfait, et le restaurant familial super bon et pas cher. Du coup on n’a pas trop bataillé à trouver d’autres endroits où manger et on a fait nos trois repas par jour à « Hoky ». Pour vous donner une idée du prix, pour deux boissons fraîches (jus de fruits frais) et deux plats, nous en avons pour 4 euros.

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Le propriétaire de la maison s’appelle Made, (prononcé Madé) tout comme le propriétaire de la maison familiale d’Ubud où nous sommes restés, tout comme la cuisinière d’Ubud avec qui nous avions sympathisé. Coïncidence? Nous avons donc mené notre petite enquête pour comprendre pourquoi tant de personnes avaient le même prénom : Dans la tradition balinaise, les prénoms sont attribués dans l’ordre de la fratrie. Le 1er enfant s’appellera donc Wayan,Putu ou Gede (signifiant le plus ancien), le second s’appellera Made ou Kadek (signifiant milieu), le 3ème Nyoman ou Komang (pour nouveau ou jeune) et le 4ème Ketut. Et si il y a un 5ème, on reprendre dés le début avec Wayan Balik (retour à Wayan)…

Dans l’après midi, nous avons réservé la plongée sous-marine du lendemain puis sommes allés à pied sur la plage de galets noirs de Jemeluk, connu pour être un joli spot de snorkeling (masque + tuba). Les plages du coin ont toutes un sable très noir, du au volcan Agung qui surplombe la baie. La visibilité était bonne et nous avons vu de jolis petits (et gros) poissons.

Le lendemain, nous sommes partis faire deux plongées, avec Rémi, notre guide et Dive master. La température extérieure était à 33° et celle de l’eau à 28°.
Depuis la plage, cela devient assez vite profond. Nous avons longé un superbe mur de corail, profond d’une trentaine de mètres. Nous sommes restés entre 15 et 20 mètres de profondeur.
Nous avons changé de site de plongée, qui était à quelques secondes en camionnette. Nous avons fait une pause d’une demi heure puis sommes partis en direction de l’épave du liberty, un bateau américain torpillé par les japonais en 1942. Le bateau s’était échoué sur le sable et c’est la lave du volcan Agung qui l’a repoussé vers les fonds marins en 1963. L’épave est tellement recouverte de corail que l’on reconnaît à peine la forme d’un bateau. Il est posé sur un flanc et nous l’avons longé. De temps en temps on pouvait rentrer dedans et ressortir. C’était rempli de poissons, encore plus que lors de la première plongée!

Nous n’avions pas plongé depuis le Mexique et ça nous avait manqué!

Le lendemain matin, nous nous sommes levés avec le soleil pour aller voir la plage et les pêcheurs au large d’Amed. Les bateaux ressemblaient à des araignées éparpillées sur la mer. C’était joli!

Ubud : ateliers et danses traditionnelles.

Ubud est (entre autre) connu pour son art, et ses nombreux ateliers : cours de cuisine, de danse, de yoga, de peinture traditionnelle… Nous avons donc décidé de nous séparer (pour la journée hein !) pour faire des ateliers différents.

Adélaïde a pris un atelier cuisine. Il commençait à 9h, par une visite du marché et dégustation de fruits parfois étranges, parfois délicieux :  mangoustan, durian, et un autre à l’aspect étrange et la pâte dure dont le goût ressemblait à un mélange de poire et d’ananas. Après une présentation des légumes (notamment des « haricots verts qui font 1 mètre de long » pour reprendre les termes d’Adé) et des épices utilisées dans la cuisine balinaise, nous avons pris la route pour faire un tour dans les rizières qui entouraient la ville. Puis nous sommes arrivés sur le lieu de l’atelier. Ils nous ont accueillis avec des jus de fruits, pâtisseries locales, thé, café et les assistantes nous ont mis un tablier autour de la taille.
Puis nous avons appris à cuisiner 8 plats différents, une soupe aux champignons aigre-douce, deux salades, une avec de la pâte de haricots, un plat de thon avec tomates fraiches et citron vert enroulé dans des feuilles de bananier, des brochettes de poulet (satay) et un curry de poulet. Tous les plats étaient délicieux et la prof très drôle et intéressante. Nous avons été reconduits à Ubud vers 14 h.

Pendant ce temps, Jean a passé la journée à faire de la sculpture sur bois : un atelier qui durait toute la journée était proposé au Musée des Arts de la ville. Il a eu droit à un atelier en tête à tête de 9H30 à 15h30. Toutes les tailles de ciseaux à bois étaient installés sur la table : certains droits, certains arrondis, certains avec des angles… Jean devait d’abord choisir le motif de son choix, le dessiner sur un carré de bois et le sculpter avec l’aide du « maître ». Il a choisi de faire un singe, plus précisément le Dieu singe blanc Hanouman vénéré dans de nombreux villages : c’était un guerrier héroïque, qui combattait les forces du mal grâce à des super-pouvoirs. Une fois, pour combattre l’ogre Takasaka, il  s’est transformé en petit papillon blanc, et s’est laissé mangé par l’ogre. Arrivé dans l’estomac du monstre, il a repris sa forme originale, et de l’intérieur de son ventre, l’a découpé en deux et tué !  Photo à l’appui ci-dessous !

L’héroïque Hanoman découpant l’ogre Takasaka.

Du coup, Jean s’est lancé dans ce projet plutôt complexe et très artistique pour un premier essai! Il fallait vraiment être patient pour ne pas faire craquer, et casser le bois (et le dos, assis par terre…),  surtout quand ça dure des heures !

Le soir, nous sommes allés voir un spectacle, différent du premier : Legong and Barong Waksirsa. Des musiciens jouaient de plusieurs instruments métalliques sur lesquels ils frappaient avec des genre de marteaux. Et plusieurs différents « tableaux » s’enchainaient. Tous étaient bien différents les uns des autres : Les costumes étaient vraiment beaux, les danseurs très doués. Comme l’éclairage était meilleur, nous avons fait encore plus de photos que lors du spectacle précédent !
Nous sommes plus que très très heureux de nos premiers jours passés à Bali et avons hâte de découvrir la suite de notre passage en Indonésie. Nous prendrons la route demain pour Amed, au nord de l’île pour faire de la plongée!

Spectacle Kecak et les rizières de Jatiluwih

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Lors de cette seconde journée de découverte d’Ubud à pied, nous avons fait une jolie rencontre. Un lecteur du blog nous a reconnu dans la rue et nous a dit qu’il suivait nos récits de voyage et Zappings depuis quelques mois, grâce à une de nos amie qui a partagé le blog. C’était marrant de tomber sur quelqu’un (de Sare !) qui nous connait grâce à ce blog, et complètement surréaliste de se faire « reconnaître » dans la rue d’Ubud par un autre voyageur. Milesker de nous avoir arrêté et bon voyage à toi !!!
Le soir, nous avons retrouvé Matt et Joe pour aller manger ensemble et avons découvert un restaurant génial, plutôt en retrait et qui n’a pas l’air extraordinaire (au premier abord), mais nous y sommes retourné les trois jours suivants tellement tout était délicieux et vraiment pas cher. La cuisinière promet même d’enseigner quelques recettes à Adélaïde si nous repassons par Ubud avant de quitter Bali. Elle nous a même fait visiter l’arrière boutique, l’endroit où elle fait fumer le poulet dans la braise pendant 12 heures.

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Après le repas, nous avons été voir un spectacle dans lequel Made, notre hôte, chantait. C’était …Magique ! Plus de 50 hommes chantaient tout le long de la pièce dansée, faisaient des bruitage « chak chak » (aucun instrument de musique). Pour le coup, nous pensons que le Zapping expliquera mieux que nous ce moment incroyable. Le plus âgé de la troupe était le « leader » et donnait le rythme. Enfin, le final que personne n’a vu venir : un homme sur un « cheval » qui marche pieds nus sur des écorces de noix de coco en feu, et qui tape les braises pour les répandre (voir toucher les pieds des spectateurs du 1er rang !)

Le jour suivant, nous avons loué un scooter (50 000 rupiah pour la journée, soit 3 euros, pour vous donner une idée) et sommes partis un peu à l’aventure (sachant qu’on n’avait pas vraiment de bonne carte et un téléphone dont la batterie était déjà dans le rouge) pour visiter les rizières de Julawatih, qui sont inscrites au Patrimoine mondial de L’Unesco. La route étroite était, sauf quelques exceptions, plutôt en bon état. Par contre, s’adapter à la conduite locale prend un peu de temps. Tout le monde ne s’arrête pas aux stops, on voit parfois quelqu’un qui roule à contre sens et le trafic est assez dense à l’approche des villes. C’était beaucoup plus tranquille en quittant Ubud pour s’approcher des rizières.

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Après une petite pause repas, nous voulions garer le scooter un peu plus loin et faire une petite marche dans les rizières… Juste au moment où le pneu s’est complètement dégonflé. Un gentil guide touristique qui passait par là nous a expliqué qu’il valait mieux qu’Adélaïde reste là et que Jean aille à pied jusqu’au garage qui était « un peu » loin. Il nous a heureusement renseigné sur le prix normal de la réparation de la roue (10 000 rupiah, donc moins d’1 euro). Après une heure de marche, Jean est finalement arrivé chez le « garagiste de bord de route ».

Après ce mini incident, nous avons pu faire notre ballade dans les belles rizières de Jatiluwith. On les avait bien méritées celles là! Au retour, le téléphone étant complètement à plat et notre petite carte loin d’être complète, nous avons fait les 2h de route pour rentrer à Ubud en demandant aux gens la direction d’Ubud à chaque gros croisement. C’était finalement une très bonne technique et avons presque fait plus vite qu’à l’aller. Tous les locaux nous répondaient avec leur plus beau sourire en indiquant la direction d’Ubud avec leurs bras. Nous sommes quand même rentrés bien fatigués de cette belle journée dans les rizières, mais très contents d’avoir pu découvrir cet endroit.