Hasta la próxima Mexico !

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Après ce « petit tour au Quintana Roo, Chiapas au Mexique et au Guatemala, nous avons eu envie de retourner dans « notre » maison du Mexique, à Cozumel.
Nous avons d’abord fait une halte de deux jours à Tulum, pour profiter de ses belles plages. Nous avons loué une petite cabane sur le sable et avons profité au maximum de ces deux journées ensoleillées.
Nous voilà de retour à Cozumel, l’île où nous avons fait quinze jours de bénévolat il y a maintenant trois semaines. Nous sommes très heureux de retrouver ce lieu familier, toutes ces personnes qui sont devenu(e)s des amis.
Nous avons plusieurs projets pour les 10 jours à venir : construire plus de meubles en palettes, valider notre « Open Water » pour pouvoir faire de la plongée où on veut par la suite, continuer la découverte de l’île de Cozumel et passer tout plein de temps avec nos amis.

La vie sur l’île a rapidement repris son cours, un peu là où nous l’avions laissé : retour à la peinture et aux meubles en palettes, sorties à la plage en fin de journée…
Nous sommes allés faire notre troisième sortie en plongée avec Emma et Laura.
La dernière plongée du cours d’Open Water restera une des plus mémorables (même si on a l’impression qu’elles sont toutes extraordinaires). Nous avons vu une très grosse tortue et Adélaïde     a vu des requins (et oui, les hommes consomment plus d’air que les femmes, et remontent plus vite à la surface).

Avant de partir, Adélaïde a eu l’opportunité de proposer un atelier de décoration de cupcake et un atelier de « mousse au chocolat et tarte au citron meringuée ». Une très belle expérience de tester des recettes dans un autre pays, et de les enseigner à des pâtissières en herbe plus curieuses les unes que les autres.

Comme nous avions fait un bilan du Guatemala, voilà celui de notre passage au Mexique.

Les +
– La nourriture. Délicieuse, variée, colorée, épicée et inoubliable!
– Les gens, et leur sens de l’hospitalité, leur joie de vivre.
– La variété des régions, la beauté des paysages. Nous n’avons visité qu’une infime partie du Mexique et pourtant avons vu tant de choses différentes.
– La variété des cultures et coutumes d’un endroit à l’autre.
– Les vestiges archéologiques et les cenote.
– La culture Maya. On connait très peu de choses sur cette culture millénaire et cela restera peut être toujours un mystère. (Comme le fait que les maya mangeaient des taupes).

Les –
– Les outils (au moment où il faut travailler).
– Les horaires … la notion du temps, du « oui je viendrai » est assez différente de celle dont on a l’habitude
– L’injustice, la corruption, un vrai fléau dans ce pays comme dans beaucoup d’autres pays d’Amérique du Sud.

Le Mexique aura franchement été un GROS coup de coeur !
On ne s’était jamais imaginé voir autant de paysages magnifiques, et encore moins rencontrer des personnes aussi « chida » (géniale) comme on dit ici.
Le plus gros chapitre de notre passage au Mexique était sur l’île de Cozumel, avec notre expérience comme bénévoles, à la Tortuga Azul. Au total, on y sera resté plus de 3 semaines.  Il faut dire qu’on s’y est vite senti comme à la maison.
Le voyage est encore plus beau quand on fait des rencontres. Et ces dernières étaient magnifiques ! Pour nous c’est vrai que ça a été une énorme surprise de rencontrer des gens aussi attachants :
Yola, notre « mentor » de plongée, qui nous a pratiquement tout appris, et qui mène le projet de la Tortuga Azul.
Emma et Laura, les deux soeurs qui étaient volontaires comme nous, et en voyage, comme nous.
Dona Tortu, la tortue qui se prenait pour un chien. Mais aussi Fede, Gabi, Carlos, Jimena, leurs bouts de choux, Léo, Osmar, Moï, Luis, Gabriel, Poncho, Celestino, Miguel, Bianca, Ombeline, Mathieu…et tous les autres… Que de personnes que nous avons envie de revenir voir un jour!
Du coup le départ était loin d’être facile, c’était comme dire adieu à des copains qu’on connait depuis des années : car oui, 3 semaines dans la même maison, à l’autre bout du monde se transforme en plusieurs années !
On espère vraiment qu’on aura l’occasion de revenir sur cette île dans quelques temps, voire avant si on gagne au loto, enfin si on commence à jouer au loto…

Agua Azul, Mysol Ha et Palenque

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Nous avons pris un bus pour nous rendre à Agua Azul. C’est une suite de cascades qui se déversent dans des vasques successives. Malheureusement, nous avons fait cette visite sous une pluie fine. Mais promis, on ne s’est pas plaint!
Dans la foulée, nous nous sommes arrêtés pour voir la belle cascade Misol-Ha. C’est une chute d’eau de 30 mètres qui tombe dans un bassin. On pouvait aller derrière la cascade, mais voyant les autres touristes passer devant nous trempés tellement ils s’étaient éclaboussés, on est resté au début du passage. Disons qu’un jour de grisaille comme ça, où il ne faisait pas si chaud, on n’a pas eu envie de se tremper de la tête aux pieds.

Pour le soir, en suivant les conseils de nos amis de Cozumel, nous avons trouvé une petite chambre en pleine jungle, à proximité du site archéologique de Palenque. Nous entendions le ruisseau, les singes hurleurs et autres animaux de la jungle depuis notre chambre. L’endroit est vraiment idéal pour aller visiter Palenque. Nous y sommes donc allés le lendemain matin. Nous avons d’abord fait une petite visite guidée d’une heure dans les ruines encore secrètes de la citée abandonnée. En fait, seulement 2% du site a été fouillé et est accessible au public. Le reste des monuments, dont certains sont à priori immenses, restes encore enfouis sous la jungle. Il paraitrait même que la plus haute des pyramides du site serait encore enfouie sous la jungle.
Le guide nous a montré différentes plantes médicinales, et raconté plein d’anecdotes sur son vécu sur ce site.

Il nous a raconté, qu’il y a 5 ans, lui et ses amis avaient trouvé une couleuvre au milieu d’un chemin qu’ils étaient entrain de créer pour pouvoir y amener des touristes. Un d’entre eux a tranché la couleuvre pour la tuer et la mis sur le côté pour la ramener à la maison une fois le travail terminé. Seulement… au moment de rentrer à la maison… la couleuvre n’était plus là. Chaque année, à la même période, soit pendant les vacances de la semaine sainte, la couleuvre revenait et les guides la prenaient dans leurs bras, la mettaient sur les bras des touristes. Nous nous sommes dit que les mémoires des couleuvres ne devaient pas être très longues et étions surpris qu’après s’être faite attaquer, la couleuvre soit aussi à l’aise avec les humains.

Nous avons pu voir l’entrée d’un monument qui avait été découverte grâce aux racines d’un arbre qui avaient fait sauter la porte d’entrée. Impressionnant de se dire que cette vaste jungle cache des bâtiments si hauts, et des vestiges si beaux.

Une fois cette visite terminée, nous avons visité par nous même le site archéologique accessible au public. Le site est très beau, disséminé dans la jungle, avec une belle cascade et un super musée à visiter à la fin. Dans le musée, il y avait la reconstitution d’une tombe qui se trouve à l’intérieur d’une des pyramides, appelé le temple des inscriptions.
Elle est tellement grande qu’il est impossible de la sortir de là. D’ailleurs, le temple a été construit autour de cette pyramide pour être certain que ce tombeau ne sortirait jamais du temple.

Zinacantan et San Juan Chamula

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Nous avons voulu visiter d’autres villages autour de San Cristobal de las Casas. Notre choix s’est porté sur Zinacantan et San Juan Chamula. Ce sont des villages indiens et qu’on soit mexicain ou étranger, il faut payer un droit d’entrée à la communauté pour pouvoir y entrer.

Dans ces deux villages, il est strictement interdit de prendre des photos à l’intérieur des églises sous peine de prison. Alors vous comprendrez qu’il n’y ait aucune photo de l’intérieur des églises ! Et rassurez-vous, nous n’avons pas joué avec le feu!

Ici, comme dans les villages du Guatemala que nous avons visité, les villageois appliquent leur propre justice. Quand quelqu’un commet un crime, la police est tellement inefficace, que, lassés par la corruption, ils ne livrent plus les voleurs ou assassins à la police. Ils se chargent de le punir.

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Le plus impressionnant dans ces deux communautés est probablement leur façon de prier, leur culte. Les fidèles prient et font des incantations à voix haute dans l’église. Ils s’assoient au sol avec des bougies, du poch (alcool local à base de canne à sucre) ou des boissons gazeuses. Ces boissons permettent de roter, ce qui permet d’évacuer le mal.

Dans cette église, il n’y a aucun banc et le sol est recouvert d’aiguilles de pin. Les gens s’assoient ou s’agenouillent par terre. Les aiguilles de pin rappellent la tradition précolombienne,  du temps où ils priaient dans la montagne. Ces communautés, forcés de se christianiser sous peine de mort, ont donc mixé leurs croyances et ont donc transporté « la montagne » dans l’église.

Les statues des saints sont déposées les uns âpres les autres. En cas de problème ou de maladie, le fidèle vient faire offrandes, allumer des bougies et faire des incantations devant la statue du saint en qui ils ont le plus confiance. Leur raisonnement est le suivant : les personnes malade ont leur âme qui est emprisonnée dans un autre monde. Pour aider le malade à se soigner, il faut prier et faire des offrandes pour libérer cette âme. Pour ce faire, le proche, allumera une bougie aux pieds du saint, à même le sol. Si le souhait du fidèle a été réalisé, celui-ci allume une bougie sur la table qui est disposée devant la statue du Saint.

Pour demander la guérison d’un proche, il faut allumer des bougies sur le sol de l’église. Plus il y a de bougies de couleur différentes plus la personne a une maladie grave à soigner. Les gens vont chez le docteur et à l’hôpital et utilisent les rituels anciens comme complément à la médecine « conventionnelle ».

Le rituel le plus fou est celui qui consiste à faire tourner une poule (pour les femmes) ou un coq (pour les hommes) autour du corps de la personne malade. L’animal récupère ainsi la maladie. Une fois le rituel terminé, la poule ou le coq sont tués et ne sont pas consommés, car ils sont porteurs de la maladie. Le même rituel existe avec un oeuf que l’on brise une fois le rituel terminé.

Les habitants de San Juan Chamula portent des vêtements chauds, en peaux et en laine. Ceux de Zinacantan portent des jupes et huipiles brodés. Actuellement, la mode est de porter du violet. Vous pourrez le voir sur les photos. Presque toutes les femmes portaient du violet, ce qui n’était pas pour déplaire à Adélaïde !

St Christophe des maisons, enfin…San Cristobal de las casas.

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Nous revoilà au Mexique, avec notre passeport fraîchement tamponné. Mais cette fois nous changeons de région. Après avoir visité le Yucatan et le Quintana Roo, nous voilà au Chiapas.

Ici, les amérindiens sont plus d’un million sur une population de 3,6 millions. Beaucoup vivent dans les villes ou disséminés dans la foret et beaucoup d’entre eux ne parlent pas l’espagnol.

Le Chiapas est la région mexicaine connue pour les soulèvements indiens, notamment grâce au mouvement Zapatiste qui souhaite de meilleures conditions de vie pour les indiens : accès à l’éducation, à la santé, à une meilleure qualité de vie, et surtout au respect. Les humiliations et discriminations subies par les indiens restent quotidiennes. Une femme s’est récemment faite renvoyer d’un café de la ville de San Cristobal, parce que, la voyant dans son habit traditionnel, les gérants ont supposé qu’elle venait vendre des bonbons ou des bracelets. Or, cette femme voulait simplement boire un café.

Rigoberta Menchú femme indienne guatémaltèque qui a reçu le prix nobel de la paix en 1992 s’est vue refuser l’entrée à l’université de Mexico pour les mêmes raisons. Elle était pourtant attendue dans cette université pour y présenter une conférence. Ces deux exemples font partie des plus « soft » que nous allons vous raconter, les autres histoires que nous avons entendu étant bien plus dures.

La première ville où nous sommes arrivés est San Cristobal de las Casas. Dès le premières minutes de ballade, nous avons aimé cette ambiance détendue qui y règne.

Cette ville doit son nom à Bartolomé de las Casas, évêque missionnaire, grand défenseur des amérindiens.

Par contre, à San Cristobal, il fait froid ! Il faut dire qu’on est à 2150 mètres d’altitude. Nous avons donc mis tous les vêtements chauds que nous avions pour se balader en ville. Ok, les amis qui habitent au Québec, c’est loin, très loin d’être le froid qui y fait chez vous, mais ça nous fait en quelques sorte, une petite préparation avant d’arriver dans un mois !

C’est une ville très cosmopolite avec une ambiance un peu décalée et très agréable et de superbes pâtisseries et restaurants. (super dans notre langage : délicieux et pas cher). Il y a, en plus des autochtones qui vendent de l’artisanat dans les rues, des « étrangers » qui semblent établis dans la ville et vivent en vendent des bijoux, gâteaux et en faisant des tableaux dans la rue.

Assis sur un banc du zocalo (place centrale de la ville), nous avons eu un fou rire en regardant un vendeur de cacahuètes, essayer de nous convaincre. Il nous a venté les bénéfices des cacahuètes, pendant facilement 15 minutes. « Si les enfants ont des trous de mémoires et des soucis de concentration à l’école c’est parce qu’ils ne mangent pas de cacahuètes », ou encore : « si parfois les hommes ont la flemme de travailler, c’est parce qu’ils ne consomment pas de cacahuètes »… Il nous en a fait goûter… en nous disant « vous verrez, dans quelques minutes vous aurez chaud, vous aurez un regain d’énergie ». Impossible de se souvenir de tous les arguments de vente de cette homme moustachu, à la brouette débordante de cacahuètes. Il se tordait dans tous les sens, semblait tellement convaincu de nous vendre un produit miracle. Nous aurions du le filmer !

Dans la ville, nous avons visité l’immense marché et le marché artisanal. Comme à Antigua au Guatemala, les façades des maisons sont souvent peintes de différentes couleurs. D’ailleurs, ces deux villes sont souvent comparées. Comme nous y étions un week-end, nous avons assisté à de nombreuses processions. Nous n’avons pas compris au début, pourquoi il y avait des coups de feu toute la nuit de samedi à dimanche. C’est le lendemain que le propriétaire de l’hôtel nous a expliqué que c’était pour rendre hommage à un saint célébré ce jour-là.

Nous sommes aussi allés visiter le Canyon del Sumidero. Pour le voir, il fallait faire un parcours de deux heures sur une lancha (petit bateau à moteur).  Au bout de quelques minutes de traversée, nous avons pu voir un énorme crocodile gris qui prenait le soleil. Il y avait plusieurs papillons oranges qui tournaient autour de ses yeux et se posaient sur ses paupières.

L’endroit connu sous l’appellation « L’arbre de noël » nous a beaucoup impressionné. Le petit bateau est passé dessous et nous avons pu voir la cascade couler, comme si c’était au ralenti. On aurait dit des perles de pluies qui tombaient une après l’autre au très doucement. Un beau spectacle.

Bacalar

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 Après deux « combis » qui sont en fait des bus collectifs, nous sommes arrivés à Bacalar et avons trouvé un logement juste au bord de la lagune. L’endroit parfait, beau et calme. La lagune s’appelle aussi « lagune des sept bleus » parce qu’il y a sept tons de bleus quand on la regarde.

Nous avons visité le fort San Felipe Bacalar. construit afin de protéger la population des attaques des pirates.

Il y avait aussi un petit musée à l’intérieur où on a pu voir des tableaux et illustrations qui retraçaient l’histoire de la ville, et notamment le massacre des populations autochtones par les espagnols : ils attachaient hommes, femmes et enfants à de grosses pierres et les jetaient dans les cenotes pour qu’il se noient. Ils les laissaient aussi se faire dévorer par leurs chiens sauvages et admiraient le « spectacle »…

La journée a été tranquille, entre ballades en ville, pique-nique au bord de l’eau.

Jean n’a pas hésité à se lever à l’aube pour voir le soleil se lever sur la lagune. Il s’est quand même recouché après…

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De Bacalar, nous sommes allés à Chetumal en taxi. C’est une ville frontalière avec le Bélize. On a pas mal marché dans la ville et Jean en a profité pour se faire couper les cheveux pour 50 pesos (3 euros). Le salon, complètement ouvert sur la rue, sans porte d’entrée était rempli de vieilles photos du coiffeur avec d’autres personnes. Le coiffeur semblait sorti tout droit d’un film, avec sa moustache, ses vêtements chics, repassés.

Chetumal n’est pas une ville très intéressante à visiter mais bon, c’est le point de départ pour le Bélize et le Guatemala. Donc un point de chute inévitable pour nous ! Et oui! Le départ pour le Guatemala approche. Nous allons prendre un bus de Chetumal qui passera par le Bélize puis arrivera au Guatemala. Nous avons hâte de découvrir un nouveau pays et sommes contents de savoir qu’on retourne au Mexique après ! Encore plen de choses à découvrir !

Tulum

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Dès notre arrivée à Tulum, nous sommes allés visiter les ruines archéologiques de la ville. Cette cité Maya est construite en bord de mer, ce qui lui donne un charme tout particulier même si les édifices sont moins impressionnants que ceux de Chichen Itza ou Uxmal. A l’époque, les bâtiments étaient recouverts d’une épaisse couche de stuc peint de couleurs vives, en bleu, blanc et rouge. Les couleurs étaient faites pour durer le temps d’un siècle maya, c’est à dire 52 ans. Au bout de ces 52 ans, on entamait des rénovations, durant 5 jours, tous les feux de la ville étaient éteints et toutes les dettes annulées. Pas mal hein?  La situation de la cité permettait de nombreux échanges avec d’autres cités d’Amérique centrale. Une des tours avait même la fonction de « phare ». Les mayas qui vivaient là maintenaient un feu allumé dans une des tours de la cité pour signaler la présence de la ville.

La particularité de Tulum est d’être entouré d’une muraille de 4 à 7 mètres d’épaisseur. D’ailleurs Tulum veut dire « muraille » en maya.

Il y a aussi une plage sur le site archéologique, ce qui permet de se rafraichir un peu lors de la visite. On y a croisé un Koati et plein plein plein d’iguanes.

On dirait littéralement des décors de carte postales. Nous nous sommes trompés de taxi collectif et sommes allés de l’autre côté de la plage, le côté où il est impossible d’accéder à un bout de mer sans passer par des hôtels ou restaurants chic du bord de plage. C’était impressionnant de marcher de longues minutes puis de devoir finalement prendre un taxi tant la zone hôtelière fait des kilomètres et des kilomètres. C’était l’envers du décors.

Nous avons finalement trouvé la plage publique, très peu fréquentée puisque nous sommes en basse saison.

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Elle est magnifique, avec ses différents tons de bleu, le sable est si fin qu’il colle bien à la peau.

Après quelques plouf nous avons marché le long de la plage et avons goûté notre premier « coco frio ». Noix de coco gardés dans des glacières avec pleins de glaçons dedans. A l’aide d’une machette, le vendeur nous a tranché le haut de la noix de coco pour que nous puissions boire l’eau de coco. C’était délicieux. Une fois terminée, il a repris la noix de coco pour nous la couper en deux et nous donner la chair qu’il y avait à l’intérieur. La chair n’étais pas sèche du tout, mais bien moelleuse. On s’est régalés !

Un « faux » départ !

Notre seconde expérience de plongée fut un peu plus compliquée. Le courant était très fort. Nous nous sommes donc contentés de faire nos exercices pour passer « l’open water ». Il va nous manquer trois plongées, une contenant des exercices et deux plongées pour le plaisir, avantt de pouvoir avoir l’autorisation de plonger. Nous étions accompagnés d’Emma, Yolanda et de Carlos et Sukuli, des amis mexicains qui habitent sur l’île.

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Les premiers exercices que nous avons fait en suivant l’exemple sur Yolanda étaient les suivants : monter et descendre de niveau sous l’eau grâce à des exercices de respiration. Remplir le masque d’eau et être capable de l’enlever. Puis enlever le masque sous l’eau et le remettre. Enlever le régulateur, puis le remettre.

Nous avons aussi fait un exercice où nous devions respirer jusqu’à sentir que nous n’avions plus d’air, et faire le geste « je n’ai plus d’air » sous l’eau pour que Yolanda nous ré-ouvre la bouteille d’air.

C’est intéressant la communication sous l’eau. Beaucoup de choses passent par le regard et il faut aussi apprendre un nouveau langage des signes.

Un nouveau bénévole est arrivé dans la semaine. Oscar, un mexicain de Guadalajara. Avec lui aussi, le courant est très vite passé. Après le travail, nous avions pris l’habitude de tous aller à la plage à côté du « Cafe del Mare » notre petit coin plage à nous.  Il n’avait jamais nagé. Nous avons essayé de lui apprendre à nager avec Emma et il s’est directement senti « comme un (grand) poisson dans l’eau ». Ah oui! nous avons découvert ici que les mexicains des autres régions sont bien plus grands qu’au Yucatan. Selon les locaux, c’est parce qu’il y avait trop de moustiques dans le Yucatan que les espagnols mirent plus de temps à s’implanter dans la zone.

Nous avons assisté à une cérémonie en hommage à la pleine lune, animée par Gabi et Fede, des amis mexicains rencontré sur place. Au cours de cette cérémonie qui se déroulait autour d’un feu, les hommes se sont mis de la poudre d’argile blanche sur le visage et certains sur le corps. Le but était d’être blancs comme la lune.  Dommage qu’il n’y ait pas de photo à l’appui !

Le bilan de ces deux semaines de bénévolat est très positif. Nous avons construit et rénové pas mal de meubles, peint pas mal de murs, meubles et portes. L’aspect général de la maison à vraiment changé en deux semaines. Il faut dire qu’à plusieurs bénévoles, le sentiment d’avancer est plus fort.

Nous avons fait la connaissance de plein de monde que nous avons hâte de revoir… et c’est pourquoi nous repasserons par Cozumel à la fin de notre voyage au mexique.  C’est un peu  (beaucoup) notre maison d’ici finalement !

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Plein les yeux à Cozumel

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Voilà un peu plus d’une semaine que nous sommes « Cozumelenos », avec (déjà) nos petites habitudes : le supermarché du coin, le spot à la plage, le bar pour attraper le wifi qui nous manque cruellement à la maison…On est bien dans notre petite routine de bénévoles.

Le temps passe vite..Enfin le temps passe vite mais pas pour tout, car la notion du temps sur cette petite île, est une notion bien spéciale.

Tout prend plus de temps : pour nous faire livrer des palettes, pour acheter une scie à bois, ou encore se faire prêter une scie circulaire…

Mais bon, on l’apprend au fur et à mesure. On essaye d’être productifs, portes peintes, meubles poncés et repeints, et le mobilier de la maison qui commence à prendre forme : table, tabourets, chaise, banc…On mérite donc une pause, non ?!

Du coup Oxmar nous a prêté sa moto pour une journée, pour faire la visite de l’île à 2 roues.

On en a donc profité pour aller visiter le sud de l’île, connu pour ses coraux en bord de mer, ses sites de plongée, son petit parc naturel.

On est donc partis cheveux au vent dés le matin, pour profiter à fond de la lumière du jour (coucher de soleil vers 17h30, nuit à 18h…).

Première escale dans un petit lac, en face de la plage, connu pour accueillir des crocodiles..

Donc on est parti curieux, avec le zoom bien installé sur l’appareil photo, pensant les voir au loin, sortir leur tête de l’eau timidement…

Pas du tout. Eux, c’est le contraire. Comme nous, ils sont là pour te voir de près, voire de très près, le plus près possible, passant sous nos pieds, entre les lames de vieux plancher. Et de les voir d’aussi près, ça fait quelque chose. Tu es là debout, sur le plancher, à genre 50cm du niveau de l’eau, protégé par du vieux bois, en imaginant le pire, et eux sont allongés, sur le sol, au niveau de l’eau, imaginant le meilleur !

Du coup, c’est flippant, mais ça vaut le coup de les voir d’aussi près…

Après cette première montée d’adrénaline, on est allé se baigner, avec nos masques, palmes, et tubas. Et là aussi, une nouvelle rencontre.

Alors que nous nagions vers les coraux, Adé m’a montré du doigt un rocher…Au début j’ai pas compris, alors j’ai pris une photo. Voyons si vous, vous comprendrez aussi vite que moi ?

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Vous l’avez vue ? Oui, c’est bien ça, une petite tortue, cachée par le récif…

Les bancs de poisson qu’on a croisé n’étaient pas timides. On a pu s’approcher d’eau et se laisser aller au rythme du courant et des vagues.

Le lendemain, Fede, un ami mexicain qui vit à Cozumel est venu nous chercher à 5:30 du matin pour nous amener faire du canot Maya. Il s’entraine pour participer à la travesia maya, une traversée commémorative pour rendre hommage à la déesse Ixcel, déesse de la fécondité. Un groupe de personnes partent de Xcaret sur la péninsule et l’autre de Cozumel pour rendre hommage a cette tradition Maya.

C’est une rame complètement différente que celle qu’on connaît chez nous. Les rames en bois sont plus courtes et on les plante à la verticale.

Un super moyen de commencer la journée !

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Ambiance de feu à Cozumel

Sans le faire exprès (ou peut être un peu) nous sommes arrivés au Mexique à la période d’une des fêtes les plus importantes pour les mexicains : el dia de los muertos. Ici, les morts sont célébrés lors d’une fête très gaie, spirituelle et très colorée.

Le samedi, nous avons participé à la construction de l’altar des muertos (l’hôtel des morts) à l’étage de la maison, sous la direction d’Oxmar, mexicain de notre âge, originaire de San Luis De Potosi installé à Cozumel.  Il nous a expliqué qu’à l’école, chaque classe devait préparer son altar de muertos et que la veille du jour J, les professeurs et parents élisaient le plus bel altar. De nombreux codes couleurs régissent la construction d’un altar et des éléments sont indispensables pour le construire : Les couleurs des différents étages pour accéder à la mort: dans l’ordre, le bleu pour la mer, le jaune pour le désert, le rouge pour l’enfer et le vert pour le jardin…

Certains éléments sont aussi indispensable: du sel, des bougies, des photos, des offrandes…

Le 1 novembre nous nous sommes tous réunis autour de l’altar des muertos. Chaque personne déposait offrandes et la photo d’une personne décédée. Les offrandes sont en fait les choses que la personne décédée aimait lors de son vivant. Des bijoux, des oranges, des sucreries, une voiture miniature, et même des bières ont été déposées sur cet altar.

La cérémonie autour de l’autel était fascinante. Certains poèmes improvisés étaient dits, d’autres chantaient des chansons sur la mort, certains se recueillaient, d’autres racontaient des histoires. C’était un très beau moment.

D’après la tradition, certains préparent des poèmes en rimes, toujours autour de la mort, appellés « calaverita ».

Pour l’occasion Jean ou Juan, comme on l’appelle ici, avec l’aide de sa traductrice officielle, a écrit un poème sur la mort, en espagnol bien sûr :

Senor esqueletto,

Le escribo porque quisiera el trabajo de muerto en su cementerio

Aunque no tengo experiencia, se que me dedico a eso para el fin de mi vida,

Tengo unas calidades para este trabajo: hablo poco, no hago mucho sonido, duermo mucho.

Si que como demasiado todavía pero me voy arreglandolo.

Se que no lo puedo evitar, la muerte me va a encontrar.

Y no se preocupen, que no tengan miedo, con unas paletas puedeo hacer mi propio feredro.

Espero que mi letra le llamara la atención.

Hasta la próxima,

Juan.

Et voici la traduction :

Monsieur le squelette,

Je vous écris ces quelques vers pour le poste de mort, dans votre cimetière.

Même si je n’ai pas d’expérience, je sais que c’est ce à quoi j’aspire pour la fin de mon existence.

J’ai quelques qualités pour ce poste: je parle peu, je fais peu de bruit et je dors beaucoup.

Oui, c’est vrai que je mange toujours trop, mais je fais des efforts pour diminuer les rations.

Je ne peux l’éviter, la mort et moi allons nous rencontrer.

Ne vous en faites pas, n’ayez crainte, avec quelques palettes, je peux construire mon propre cercueil.

J’espère que ma lettre attirera votre attention

A la prochaine,

Jean

 Nous nous sentions privilégiés de pouvoir assister à un événement aussi fort dans une maison, avec de nombreux mexicains et nos nouveaux amis étrangers.

C’était également le jour de l’anniversaire de Yolanda. Adélaïde et Laura lui ont donc fait un gâteau en forme de tortue. Nous avons fait la fête tous ensemble et tout le monde s’est couché assez tard.

C’est le réveil qui fut plus rude. Le cri de Yolanda qui hurlait « fuego, fuego chicos!!! ». Nous nous sommes levés et sommes sortis de la chambre. Nous avons compris que l’altar avait brulé. C’était un peu (beaucoup) la panique.

Nous avons rempli des sceaux d’eau et jean est monté à l’étage pour éteindre le feu. Yolanda a téléphoné entre temps aux pompiers qui sont arrivés sur place tranquillement, sans trop se presser.

Finalement, plus de peur que de mal, personne de blessé, mais il y aura beaucoup beaucoup de ménage à faire à l’étage de la maison…

Même si le réveil était un peu mouvementé, on a du vite enchaîner puisque ce dimanche là, c’était un peu ‘les portes ouvertes’ à la Tortuga Azul. Des producteurs, des ateliers pour enfants, de la musique, des cookies d’Adé et une pinata.

La journée fut une belle réussite et une rentrée d’argent pour la fondation.

Les enfants ont littéralement détruit, défoncé, déchiré, dézingué, la pinata soigneusement préparée la veille par Laura et Oxmar. Une fois entrouverte, ils se sont tous jettes sur les bonbons tombés au sol qu’il y avait dedans.

A la fin de la journée était organisé une tombola au profit de la fondation avec de nombreux lots à gagner. Adélaïde et Laura se sont chargées de l’animer. C’était un bon moment.

La vie à Cozumel

Les jours suivants à Cozumel ont été un peu plus productif, Adélaïde a poncé et commencé à peindre des portes des chambres et Jean a construit une table en palettes, un tabouret et un banc.

La maison grouille de monde toute la journée, l’ambiance est géniale.

Nous rencontrons tout le temps de nouvelles personnes, impliqués de près ou de loin dans le projet de Yolanda, des amis, leurs bébés, leurs animaux, d’autres étrangers… C’est fascinant à quel point il y a de l’animation dans cette maison.

Yolanda nous a amené faire notre baptême de plongée. C’était un moment extraordinaire !

Respirer sous l’eau…Un  des super-pouvoirs qu’on rêve tous d’avoir comme voler, se téléreporter, ou encore pouvoir manger sans s’arrêter…Bref pour l’avoir fait pendant environ 3/4 d’heure pour la 1ère fois de notre vie : c’était énorme!

On a réalise ce baptême en petit comité. Après un bon moment passé sur la plage à l’ombre d’une palapa pour nous expliquer le matériel, les bases de la sécurité, puis enfiler les combinaisons, on est parti à quelques mètres du bord, à environ 6-8 mètres de profondeur. On s’est baladé autour de gros blocs de bétons abandonnés là, recouverts de coraux. C’était beau, coloré, et bien habité par plein de petits poissons…

Sous l’eau, Yolanda a capturé un « pez leon »  ou rascasse volante, espèce originaire d’Asie qui a été introduite dans les eaux mexicaines et que les autorités demandent de tuer. Ce joli poisson, qui est hors de son milieu naturel n’a aucun prédateur dans les eaux des caraïbes et il est très vorace. Afin de protéger les espèces locales, les instructeurs de plongée ont donc le devoir de les tuer quand ils en voient. Les restaurants du coin le proposent donc très souvent sur leur menu. Pour en avoir goûté, c’est bon, et c’est ce qui s’appelle joindre l’utile à l’agréable.

Cette première immersion nous a donné l’envie de passer le PADI, « examen » international qui permet de plonger partout dans le monde sans les bouées oranges autour des bras, sans dépendre de personne si ce n’est d’un bateau.

Nous nous sommes fait de bons amis ici, et nous réalisons jour après jour que les laisser va être difficile. Emma et Laura sont deux soeurs, deux françaises, deux plongeuses, et surtout deux amours en voyage. Elles avaient commencé le projet d’HelpX avant nous. Emma fait aussi un blog, dans lequel elle propose plein d’astuces pour voyager de manière solidaire et écolo.

Luis, un ami mexicain a préparé une des ses spécialités pour le dessert, (pas du tout calorique…). Il s’agit d’un gâteau qui s’appelle Pan de Elote et qui est à base de maïs. En fait, ça ressemble un peu à un flan auquel on aurait ajouté du maïs mixé. Et c’est très sucré, et très bon!